jeudi 6 décembre 2012
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Alors que le groupe Arcelor Mittal a retiré le projet Ulcos en raison de difficultés techniques, des métallos de Florange ont brièvement occupé les hauts fourneaux du site sidérurgique pour exiger la renégociation de l'accord conclu entre Paris et ArcelorMittal. François Hollande a réagi. 20h20 : "les engagements pris seront tenus, j'en serai le garant", annonce Hollande Le président François Hollande a affirmé jeudi soir à propos de l'accord entre le gouvernement et ArcelorMittal concernant Florange que "les engagements seront tenus" et qu'il en "serait le garant". Concernant l'avenir des hauts fourneaux, le chef de l'Etat a fait aussi "la promesse" de faire en sorte que "ce qui a été engagé aussi pour faire que (le) projet Ulcos voit le jour auprès de l'Europe (soit) mené à bien". "Le gouvernement a pris des décisions, elles ne sont jamais faciles, ce sont des décisions courageuses qui permettent d'éviter un plan social à Florange, d'obliger l'actuel industriel Mittal à faire des investissements qui n'ont que trop tardé et à engager un plan Ulcos qui doit permettre qu'il y ait un avenir pour la filière chaude", a déclaré François Hollande en marge d'un déplacement chez Emmaüs. "Je peux dire ici que ces engagements seront tenus et j'en serai, avec le gouvernement, le garant", a-t-il ajouté soulignant qu'il savait "les inquiétudes, les doutes. "Compte tenu du passé, des manquements, j'ai vu la détresse et la colère, j'en mesure aussi les causes". 17h50 : brève occupation des hauts-fourneaux de Florange Des ouvriers de Florange ont brièvement occupé jeudi les hauts-fourneaux du site sidérurgique lorrain de Florange pour exiger la renégociation de l'accord conclu entre Paris et ArcelorMittal, a constaté un journaliste de Reuters. Ils ont mis fin à leur action après avoir obtenu l'assurance que l'alimentation en gaz ne serait pas coupée mais ont demandé à François Hollande de se saisir du dossier. "On vous y appelle solennellement, M. le président, reprenez le dossier en main. Dites à Mittal ça suffit, dehors ! (...) Vous attendez quoi, qu'il y ait un malheur, ici ?", a lancé le leader de la CFDT Edouard Martin. "Nous, nous allons être votre malheur si vous ne cessez pas ce mensonge, cette tromperie. Et c'est une promesse, et nous on a l'habitude de tenir nos promesses", a-t-il asséné.
mardi 4 décembre 2012
Accord ...
La réunion entre les syndicalistes de Florange (Moselle) et le premier ministre Jean-Marc Ayrault, prévue mercredi 5 décembre à 18 heures, risque de virer à l'explication de texte. L'accord signé entre ArcelorMittal et le gouvernement, que Matignon refuse de publier mais dont Le Monde s'est procuré une copie, est en effet loin de lever toutes les interrogations sur le site lorrain du numéro un mondial de la sidérurgie. Dans ce document de – seulement – deux pages, il est ainsi indiqué que les 180 millions d'euros d'investissements sur cinq ans promis par ArcelorMittal seront certes "réalisés de manière inconditionnelle", à la différence de ceux promis par Lakshmi Mittal à Nicolas Sarkozy en 2008. Mais "les investissements stratégiques" ne représenteront que 53 millions d'euros de l'ensemble. Tout le reste, ce sera "le flux d'investissements courants, les investissements de pérennité, santé, sécurité et progrès continu, et la maintenance exceptionnelle", c'est-à-dire un vaste fourre-tout où à peu près tout et n'importe quoi peut être comptabilisé, et notamment les frais de maintenance. Exactement ce que craignaient les syndicats, qui accusent Lakshmi Mittal de vouloir faire passer pour une concession de sa part des dépenses qu'il était de toutes façons obligé d'effectuer. Néanmoins, il est indiqué que le train à chaud, un équipement stratégique du site, "fait partie des outils majeurs du dispositif de laminage" de l'entreprise et verra donc son niveau de production "maintenu autour de 2 millions de tonnes par an pour alimenter en bobines l'aval de la Lorraine ". Cette pérennisation du train à chaud était réclamée depuis longtemps par l'intersyndicale de Florange. SÉCURISER L'EMPLOI Concernant les activités de packaging (fabrication du métal pour boîtes de conserve et canettes), dont une ligne sur deux seulement fonctionne actuellement sur le site, il est écrit noir sur blanc que "ArcelorMittal concentrera les activités de l'amont du packaging de l'entité Atlantique et Lorraine sur Florange ", ce qui devrait assurer la survie des lignes d'étamage "pendant cinq ans" et sécuriser du même coup l'emploi sur la même période. En échange, "l'activité amont de Basse-Indre [un autre site d'ArcelorMittal situé en Loire-Atlantique] sera mise en arrêt temporaire" et l'activité de recuit d'Ebange, une usine du groupe située près de Florange, pourra être mise en "arrêt temporaire" elle aussi, "en fonction de l'optimisation des carnets". Mais, peut-on lire dans cet accord, "ce transfert d'activité n'impactera pas les effectifs inscrits à Basse-Indre", un engagement sur lequel Jean-Marc Ayrault s'est battu puisque ce site est situé dans son fief électoral, près de Nantes. Concernant Ulcos, le programme de recherche sur la captation du dioxyde de carbone (CO2), présenté par Matignon comme la bouée de sauvetage des hauts-fourneaux de Florange, les engagements d'ArcelorMittal sont là aussi très succincts. S'il est indiqué qu'Ulcos "reste un projet important pour développer de nouvelles solutions mieux adaptées aux enjeux du changement climatique", il est aussi clairement écrit que "l'état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange". Autrement dit : le projet n'est pas près de voir le jour. Seul engagement concédé par Lakshmi Mittal : son groupe "va proposer (...) de continuer à travailler sur le projet de recherche et de validation technologique, en s'appuyant notamment sur l'expertise du centre R&D de Maizières-lès-Metz". Conséquence, les "installations de la phase liquide seront mises sous cocon dans l'état actuel et compatible avec la perspective de réalisation d'un démonstrateur industriel Ulcos sur un haut-fourneau". Une phrase qui confirme que le P3, arrêté depuis juin 2011, est bien définitivement abandonné, et que le P6 ne sera pas relancé tout de suite puisque "le fonctionnement de toutes ces installations sera arrêté en toute sécurité à l'issue de la procédure légale", c'est-à-dire fin mars 2013. Le groupe s'engage simplement "à ne pas démonter ces installations dans les six ans". LES SALARIÉS DE LA FILIALE GEPOR PRIS EN CHARGE Sur le plan social, il est stipulé que les salariés des hauts-fourneaux, au nombre de 629, seront reclassés "sur des bases exclusivement volontaires", avec "un dispositif de gestion des fins de carrière et sur la mobilité interne au site". "ArcelorMittal continuera à proposer à des personnes volontaires les postes disponibles sur ses autres sites", est-il également indiqué. Par ailleurs, le document stipule que les salariés de Gepor, une filiale d'ArcelorMittal qui emploie 130 personnes à Florange et pour lesquelles les syndicats se montraient très inquiets ces derniers jours, bénéficieront "des mesures de gestion de fin de carrière et de mobilité avec des conditions similaires à Florange". "Si le contenu de cet accord s'avère exact, c'est enfin la démonstration que Mittal a enfumé le gouvernement, affirme Edouard Martin, délégué CFDT de Florange. Nous allons demander demain à Jean-Marc Ayrault si cet accord peut encore être modifié. Nous exigeons notamment que la chauffe des hauts-fourneaux soit maintenue jusqu'à la matérialisation du projet Ulcos". L'intersyndicale n'exclut pas de quitter Matignon avec fracas si l'accord n'est pas modifié. Le Monde du 04/12/2012
lundi 3 décembre 2012
... Le Combat Continu !
Le Monde 03/12/12... Lakshmi Mittal respectera-t-il l'accord conclu avec le gouvernement ? Au terme d'un long bras de fer, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé, vendredi 30 novembre, être tombé d'accord avec le géant de l'acier : il n'y aura pas de plan social pour les 629 salariés de l'usine de Florange. Mittal investira encore 180 millions d'euros sur le site en cinq ans, et compte sur l'appui du gouvernement français pour obtenir un financement européen qui mettrait en place le projet "Ulcos", qui doit permettre une production d'acier moins polluante. Mais il y a des zones d'ombre, nombreuses. Essentiellement sur le sort des hauts-fourneaux de l'usine. Ceux-ci vont en effet être mis "sous cocon" dans l'attente de l'éventuelle mise en place d'Ulcos. En clair, ils seront éteints, et les syndicats semblent peu optimistes de les voir un jour rallumés. DES PROMESSES DE 2006 AU CAS GANDRANGE Ce d'autant que, comme l'ont rappelé certains syndicalistes, le groupe indien n'a pas toujours honoré ses engagements. Lorsqu'il réussit, en juin 2006, son OPA sur le groupe Arcelor, Lakshmi Mittal promet de respecter les engagements du groupe : "Il n'y aura pas de plan de restructuration, de licenciements collectifs ou d'autres plans de réduction de personnel chez Arcelor dans l'Union européenne." La promesse ne tiendra pas longtemps. Située non loin de Florange, l'usine ArcelorMittal de Gandrange est pointée du doigt. Le site perd 30 millions d'euros par an, selon la direction, qui annonce fin 2008 son intention de le fermer. Nicolas Sarkozy intervient personnellement, promettant aux ouvriers : "on ne vous laissera pas tomber". Mais il échoue à convaincre M. Mittal, et le groupe confirme la suppression de 575 postes. Toutefois, l'Etat dit avoir obtenu que Mittal investisse 35 millions d'euros pour créer un centre de formation, une unité de recherche ou un centre de services. Surtout, Mittal s'engage sur "le maintien de l'activité haut-fourneau sur son site de Florange (Moselle) au-delà de 2012". Un an plus tard, le gouvernement reconnaît, par la voix de Luc Chatel, que Mittal n'a que "partiellement" respecté ses engagements. Le 31 mars 2009, l'usine ferme ses portes. Le gouvernement, qui avait promis d'investir, n'a pu la sauver, et Nicolas Sarkozy, qui avait promis par deux fois de revenir voir les ouvriers du site, n'a jamais plus remis les pieds à Gandrange. Lire : Gandrange, caillou dans la chaussure de Nicolas Sarkozy 330 MILLIONS D'EUROS DE PROMESSSES Mais Gandrange n'est pas la seule fois où M. Mittal s'est laissé prendre au jeu des promesses en l'air. On peut ainsi retrouver un entretien de M. Mittal aux Echos, en avril 2008. M. Mittal y assurait : "La semaine dernière, nous avons dévoilé un plan de 330 millions d'euros d'investissement sur Florange [...] Aujourd'hui, nous décidons donc de rénover les hauts-fourneaux pour exploiter Florange au-delà de 2012". Ces fameux 330 millions d'euros d'investissements n'ont jamais vu le jour, selon les syndicats. Il faut aussi rappeler que dans le même entretien, M. Mittal vantait déjà le projet Ulcos : "Si nous pouvons travailler avec le gouvernement français, nous pourrions en effet réaliser cet investissement supplémentaire de l'ordre de 300 millions d'euros", assurait-il, expliquant que d'autres gouvernements étaient sur les rangs, mais que "si la France veut participer, elle aura réellement notre préférence". Ce fameux "projet Ulcos" est en fait porté depuis 2004 par les élus lorrains et Mittal. Mais ce dernier n'a jamais réellement investi dans cette idée novatrice, se contentant d'acquérir un permis d'exploitation minière en 2011. Le projet a été d'abord mal classé par la Commission européenne, qui semble avoir depuis changé d'avis, et décidera en décembre de son éventuel financement. Mais de nombreuses voix doutent de la pérennité d'un tel projet ou de sa capacité à maintenir de l'emploi sur le site de Florange. DES HAUTS-FOURNEAUX AUX ARRÊTS PROLONGÉS En 2009, un an après avoir fermé l'usine voisine de Gandrange, ArcelorMittal avait mis à l'arrêt l'un puis l'autre des deux hauts-fourneaux, mettant au chômage partiel un millier d'ouvriers. Les deux seront redémarrés en 2010 et 2011 quelques mois, avant d'être à nouveau arrêtés l'un après l'autre, le second (P6) ne devant être mis en veille que quelques semaines. "Cette mise en veille a été rendue nécessaire par un ralentissement saisonnier de la demande et nous redémarrerons le P6 lorsque nous aurons reçu les signaux adéquats du marché", explique alors le directeur du site, Thierry Renaudin. A gauche Arnaud Montebourg s'insurge : "Si Mittal se permet de défaire notre tissu industriel, c'est que le pouvoir politique lui a laissé prendre les clés de notre appareil de production, de nos savoir-faire, de la vie des salariés de l'industrie sidérurgique et de notre positionnement stratégique sur un marché clé : celui de l'acier." Las, les deux hauts-fourneaux ne sont pas redémarrés en janvier. Et en février, le groupe annonce que leur redémarrage n'interviendra pas avant juillet, au mieux. En pleine campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy intervient et promet qu'il a sauvé le site et arraché des promesses d'investissements à Mittal. Mais les syndicats dénoncent une "fausse annonce", et rappellent que M. Sarkozy a déjà promis 150 millions d'euros pour le site à l'été 2011, dans le cadre du fameux projet Ulcos. Quelques mois plus tard, en octobre, les craintes des syndicats deviennent réalité quand Mittal annonce la fermeture définitive du site. Mittal refuse en outre de le céder dans son ensemble, et demande au gouvernement de trouver un repreneur. Il faudra la mobilisation du gouvernement Ayrault pour la retarder en échange de l'encore hypothétique projet Ulcos. .
vendredi 30 novembre 2012
La tête dans les mains, baissée sans oser regarder l’écran de la télé. Avant même l’intervention du Premier ministre, Fred Maris et Lionel Buriello en avait gros sur le cœur. « C’est ce qu’on craignait depuis le matin. Une très mauvaise nouvelle », crient, les larmes aux yeux, les deux jeunes syndicalistes CGT et salariés de la filière chaude. À l’issue des annonces de Jean-Marc Ayrault, le silence est pesant malgré la multitude de micros aux aguets dans le local syndical. Alors que depuis mercredi, l’éventualité d’une nationalisation et la rencontre avec Arnaud Montebourg avaient ramené un peu d’espoir pour toute l’intersyndicale, l’inquiétude et la colère ont peu à peu repris le pas, hier. « La solution, elle était là ! Le dossier, bouclé. Y’avait qu’à mettre une signature ! », s’énerve Lionel. Au fur et à mesure des « fuites » évoquant une contre-proposition de Mittal et ce troisième scénario, « inacceptable », les militants affichent des mines défaites. « À partir du moment où c’est Ayrault qui allait s’exprimer… Les nouvelles ne pouvaient plus être bonnes », glisse Édouard Martin (CFDT). Dès 20h, militants, familles et salariés qui avaient fait le pied de grue une bonne partie de la journée, en vain, dans l’espoir d’une annonce, ont repris leurs téléphones pour venir aux nouvelles. « On est mort. C’est cuit. Il nous l’a fait à l’envers… » K.-O. debout, les militants de la CGT ne sont plus bavards. Rien ne les rassure. Pas de plan social ? « Moi, le 1 er janvier, je serai licencié économique », lâche Reynald, salarié d’un sous-traitant. « Le gouvernement n’a rien gagné !Entre les 250 salariés détachés sur les sites du froid et les mesures d’âges possibles, il n’y aura de toute façon personne sur le carreau, assure Francis Lopera (CGT). 180 M€, c’est une goutte d’eau. On va attendre Ulcos, on va y croire un petit peu… Et dans un an, c’est fini ! Si on nous garantit Ulcos en 2013 et qu’on démarre les travaux, pourquoi pas. Mais ça, je ne l’ai pas entendu ! » Seule victoire ? Seul son de cloche discordant dans le sentiment de déception et de trahison ressenti, Walter Broccoli (FO) saluait « une victoire ». « L’objectif était bien que l’acier coule encore en Lorraine, on a Ulcos pour continuer. Je ne ferai pas la fine bouche, il faut être raisonnable. Rester sous la tutelle de Mittal, c’est aussi soulager l’inquiétude des autres sites : Dunkerque, Mouzon… » Contre les promesses non tenues de Mittal, le responsable FO veut croire en la parole du gouvernement. Mais pour tous les autres, la poursuite en veille des hauts fourneaux et les promesses de Mittal ont « trop un goût de déjà-vu » pour rassurer. « Ce n’est pas ce qu’on attendait. Mais il faut qu’on prenne du temps. Le premier sentiment n’est pas clair », avoue Frédéric Weber (CFDT). Dépitée, Céline le résume en une phrase : « Tant que je ne verrai pas le haut fourneau cracher de la fumée, on n’aura pas gagné ! » RL DU 01/12/12....................................................................
samedi 24 novembre 2012
L'Union Sacrée :
Le communiqué de Jean-Pierre Masseret a le mérite d’être le plus concis : « Je soutiens la démarche de nationalisation temporaire d’ArcelorMittal Florange », mais le message est désormais bien le même, porté par tous les élus mosellans concernés, de droite comme de gauche.Après les déclarations d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, évoquant un « un contrôle public » du site sidérurgique, l’heure était, hier, à l’union des troupes, avant une rencontre probable entre François Hollande et Lakshmi Mittal, mardi. Politiques et syndicats, tous derrière Montebourg, pour soutenir ce « plan B » qui verrait un opérateur industriel sérieux (mais dont le nom n’a toujours pas filtré) reprendre l’intégralité du site avec l’appui de l’Etat pour « forcer » Mittal à la cession. À l’initiative du député socialiste Michel Liebgott, élus et représentants de l’intersyndicale ont peaufiné, hier soir, une lettre ouverte au président de la République, réaffirmant leur « détermination à appliquer les conclusions du rapport Faure […] », dénonçant « le chantage à l’emploi d’ArcelorMittal ». Et demandant « une prise de contrôle publique temporaire de l’État pour permettre à un opérateur industriel de reprendre l’activité de l’ensemble du site ». Sans mention de « nationalisation », le courrier est bien signé, aux côtés de l’intersyndicale et des élus PS, PC, EELV, par Anne Grommerch, députée UMP de Moselle, Patrick Thil, secrétaire départemental de l’UMP et Patrick Weiten, président du conseil général et de l’UDI 57. De quoi laisser espérer un soutien politique élargi au niveau national, et conforter François Hollande à engager le bras de fer avec l’industriel indien. « Il était temps », souffle Jean Mangin, pour la CGT. Du côté de l’intersyndicale, on salue « cette petite note d’espoir après une période plus que floue ». Reste la date butoir imposée par le sidérurgiste : vendredi prochain. Tout juste cinq jours pour, selon Montebourg, « ne plus être menés par le bout du nez par ArcelorMittal »... R.L. du 25/11/2012
vendredi 23 novembre 2012
LE COMBAT EST EN COURS !
Le gouvernement français a ouvert les hostilités vendredi matin dans un communiqué commun des ministres du Redressement productif et du travail: "C'est au groupe ArcelorMittal qu'il revient de prendre ses responsabilités et d'accepter d'envisager un processus de cession de l'ensemble du site, qui suscite l'intérêt de plusieurs repreneurs", ont déclaré Arnaud Montebourg et Michel Sapin. Le 1er octobre, ArcelorMittal avait annoncé sa volonté de fermer la filière liquide (la production d'acier brut à partir de minerai de fer et de charbon). Il avait alors laissé 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur pour les installations qu'il ne souhaitait plus exploiter, un délai qui expire à la fin de la semaine prochaine. Les intentions du groupe concernant le reste du site, notamment le laminoir à chaud (transformation des grosses plaques d'acier, les brames, en rouleau de tôle plus fine), et les lignes de traitement et de finition de l'acier, ont toujours été claires: il souhaite les conserver. Or sans ces installations, le gouvernement a dû se résoudre à l'évidence: le site est invendable. Les 20.000 emplois en France en jeu La réplique n'a pas tardé. Dans un communiqué, ArcelorMittal a mis en jeu toutes ses activités en France. "La vente des activités aval de Florange mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'ArcelorMittal en France où le groupe emploie 20.000 salariés", affirme le groupe. "Les sites industriels ne peuvent fonctionner isolés les uns des autres. Toutes les activités aval du site de Florange sont intégrées au reste des activités du groupe en France et en Europe", argumente le sidérurgiste. ArcelorMittal met en avant l'approvisionnement des activités aval de Florange avec des brames sortant de ses hauts-fourneaux de Dunkerque (nord), indiquant en creux que ce site serait fragilisé par la vente de l'intégralité de Florange. "Les activités aval de Florange fournissent les clients parmi les plus importants du groupe, en particulier, dans le secteur automobile, avec des produits à forte valeur ajoutée", souligne-t-il également. ArcelorMittal ne se prononce en revanche pas sur une éventuelle nationalisation temporaire, évoquée jeudi au Sénat par M. Montebourg. Si elle ne semble pas complètement exclue, les deux ministres ont semblé temporiser vendredi sur ce sujet. Le ministre du Travail a en effet nuancé les propos de M. Montebourg sur le contrôle temporaire de l'Etat: "On n'est plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie", a-t-il concédé sur la chaîne de télévision LCI. "Il ne s'agit évidemment pas de nationaliser l'ensemble du secteur sidérurgique français", ont précisé par la suite les deux ministres dans leur communiqué, expliquant de manière sibylline que "l'Etat prendra ses responsabilités pour faciliter une reprise du site de Florange comme l'a indiqué Arnaud Montebourg hier (jeudi, NDLR) au Sénat". M. Montebourg a en tout cas sur ce point reçu des appuis politiques. "Les sénateurs du groupe socialiste soutiennent (...) la démarche annoncée par Arnaud Montebourg", a déclaré par exemple le président du groupe PS François Rebsamen. La fermeture des hauts-fourneaux de Florange serait symbolique du fort déclin de la sidérurgie, et plus généralement de l'industrie française et européenne: vendredi, l'indien Tata Steel a annoncé la suppression de 900 emplois et la fermeture de douze sites au Royaume-Uni. Le point 23/11/2012
jeudi 22 novembre 2012
Le Combat Continu !
Pour une reprise de Florange, ArcelorMittal doit concéder plus d’espace et plus de temps ! Le délai de deux mois, accepté par ArcelorMittal pour permettre la recherche d’un repreneur des hauts fourneaux de Florange, arrive à son terme. Le ministre du Redressement productif, dans une intervention à l’Assemblée nationale le 21 novembre, a déclaré que deux industriels avaient fait des offres de reprise. Il nous apparaît évident que si ces offres ne vont pas plus avant, c’est que le périmètre de cession limité, par ArcelorMittal, aux seuls hauts-fourneaux, ne permet pas d’envisager une reprise viable. C’est ce qu’avait dit la FGMM-CFDT dès le départ en prenant parti pour une reprise du site intégré (filière liquide et parties chaudes et froides en aval). Puisque des industriels sont intéressés par le « site intégré » de Florange, alors qu’ArcelorMittal n’en veut plus dans son modèle économique, il devient nécessaire qu’ArcelorMittal accepte de céder le site dans son intégralité et de donner plus de temps à la construction d’une reprise. Ce groupe y trouvera en outre du cash dont il a actuellement besoin, lui permettant d’investir dans ses autres sites français et européens. Au cours de ces deux mois, une bonne nouvelle est arrivée concernant la priorité donnée par la Commission européenne au projet « ULCOS » de sidérurgie bas carbone. Car la compétitivité de la sidérurgie européenne passe, à l’avenir, par la réduction de ses émissions de CO2 et donc par une meilleure efficience énergétique et une meilleure efficience matières. La réalisation du projet ULCOS à Florange donnerait au site : - des perspectives économiques nouvelles, avec une augmentation de sa capacité de production de plus de 20 % (permise par la substitution de l’oxygène de l’air par de l’oxygène pur), une économie de 100 kg de coke par tonne de fonte produite entrainant une économie d’énergie d’environ 10 % ; - un intérêt environnemental certain, avec une réduction des émissions de CO2 de 10 % à 20 % au niveau du haut-fourneau modifié et de plus de 60 % si on y ajoute le procédé de captage stockage aval. Au nom de la défense de l’emploi, de l’avenir de la sidérurgie en Europe et de l’intérêt environnemental, les Pouvoirs publics ont donc une triple responsabilité d’intervention pour favoriser une solution de pérennité du site de Florange dans des conditions économiques durablement viables. L'État, compte tenu des financements publics d'ores et déjà dépensés et alloués pour le projet ULCOS, doit notamment se porter garant de la réalisation des investissements permettant sa mise en œuvre dans le cadre de la reprise de Florange.
jeudi 15 novembre 2012
Réunion pour soutenir le projet ULCOS :
Faire corps derrière la sidérurgie lorraine, en laissant de côté les divergences politiques. » Hier matin, au local syndical d’ArcelorMittal Florange, Édouard Martin (CFDT) et toute l’intersyndicale (CFDT-CGT-FO) ont réussi leur coup. Invités à une réunion sur Ulcos, les élus locaux sont tous tombés d’accord pour appuyer le projet innovant de captage-stockage de CO 2. Avec d’autant plus d’espoir que le dossier, en dernière position en juillet dernier, est désormais en première place sur la liste établie par la Commission européenne (lire RL d’hier). « La balle est dans le camp de la France. Reste le calendrier. Je vais continuer à batailler à Bruxelles pour que l’Union rende sa décision avant fin décembre comme cela vient d’être annoncé », s’engage Nathalie Griesbeck. Pour la députée européenne, « il faut aussi obtenir un délai supplémentaire pour que le gouvernement français puisse trouver un repreneur pour la filière liquide ». Car sans hauts fourneaux, impossible de produire de l’acier plus propre comme le promet la technologie Ulcos. Et il faudra bien un repreneur ! Le député PS Michel Liebgott le sait : il faut négocier pour que l’ultimatum de Mittal soit repoussé au-delà du 1 er décembre. Quand bien même, de nombreuses questions demeurent avant que ce bond technologique puisse, peut-être, voir le jour. « Si elle choisit Ulcos, dans quelle mesure la Commission européenne autorisera son transfert à un repreneur ? », s’interroge le parlementaire fameckois. Quant au financement, si l’État français a provisionné 150 M€ et que les collectivités locales interviendront à hauteur de 30 M€ « pour le pipeline », souligne Patrick Weiten, le président du conseil général de la Moselle, « les 350 M€ pour la modernisation des hauts fourneaux devront être un investissement de l’industriel ». Mais quel industriel puisque Mittal se désengage aujourd’hui du projet ? « Projet essentiel pour la planète » On peut aussi se demander quelle sera la part de l’Europe dans ce dossier d’envergure estimé à 620 M€. Beaucoup de conditions selon Jean-Pierre Masseret. « Il faut que les hauts fourneaux reprennent, qu’ils soient modernisés et il faut investir… », rappelle le patron de l’exécutif lorrain. L’atout Ulcos pourrait-il alors refroidir un repreneur ? « Avec ou sans Ulcos, nos hauts fourneaux doivent redémarrer. L’État doit prendre ses responsabilités ! », insiste, pour sa part, Yves Fabbri (CGT). Et si Mittal décide finalement de ne pas vendre et de fermer cette partie de son usine, qu’adviendra-t-il des 629 salariés directs de la filière liquide ? Philippe Tarillon n’ose y penser. « Je ne le vois pas prendre la responsabilité de faire échouer ce projet essentiel pour la planète, indique le maire de Florange. Le consortium de sidérurgistes ne le laisserait pas faire. » R.L. DU 16/11/2012
jeudi 25 octobre 2012
C’est comme un couple, on commence par la phase de séduction », sourit Edouard Martin (CFDT). Ça ne veut pas dire que l’histoire finira bien… Après une première grosse incompréhension et une rencontre manquée mercredi ( lire RL d’hier), Henri-Pierre Orsoni, nouveau directeur général d ’ ArcelorMittalAtlantique et Lorraine, a finalement fait un pas vers les militants florangeois. Tôt hier matin, devant le portier des Grands Bureaux, bloqué par l’intersyndicale, le nouveau patron est venu saluer les hommes, « sans rouler des mécaniques et sans ses "molosses". Il a compris que le contexte était tendu », apprécient les salariés. Henri-Pierre Orsoni a écouté les syndicalistes pendant plus d’une heure, avant de rejoindre le Salon à l’envers de Thionville. Calmement, mais sans mâcher leurs mots, les Mittal lui ont rappelé leurs inquiétudes, analyses et désacco rds sur « le cas très particulier » de Florange. « Pour nous, l’avenir ce n’est pas l’arrêt des hauts fourneaux. On ne veut pas de casse industrielle et aujourd’hui, c’est encore possible », soulignent Jean Mangin comme Yves Fabbri (CGT). La filière liquide « oubliée » du discours, les hommes ne peuvent pas le digérer. Et les « réponses concrètes » attendues sur l’avenir du packaging comme les inquiétudes pour les sous-traitants – Gepor, au premier plan – attendront encore. « Il est venu, c’est plutôt positif. Mais les propositions n’ont pas changé », relève Walter Broccoli (FO). Le directeur a assuré qu’il rencontrerait encore les syndicats dans les semaines à venir, « le dialogue se fera ». Pas suffisant pour rassurer les troupes. « On jugera aux actes », résume Frédéric Weber (CFDT). « C’est un charmeur, il va falloir se méfier », glisse encore un militant. Le changement de style, en tout cas, est acté. Premier effet apaisant, dans la foulée du nouveau patron, cadres et chefs de services ont franchi la route. Loin du face à face chacun sur son trottoir, une discussion s’est, enfin, engagée. Moins attendue, la visite, hier matin également, de Nicolas Dupont-Aignan à l’intersyndicale. Le candidat de Debout la Republique est venu faire le point de la situation accompagné du sénateur Jean-Louis Masson. Lucie BOUVAREL.
Le Combat Continu !
Trois semaines de recherche d’un repreneur. Où en sont vos investigations ? Pascal FAURE, mandaté par le gouvernement : « Un préalable sur la méthode : dans ce processus qui concerne des entreprises cotées en Bourse, il y a toujours des accords de confidentialité qui sont passés, ce qui fait que je ne peux pas dévoiler de noms d’entreprise. Ces gens-là arrêteraient immédiatement toute procédure si on évoquait leur présence. On a vraiment mobilisé l’ensemble des moyens de l’Etat permettant une recherche élargie sur tous les continents, notamment le réseau de l’AFII, l’Agence française des investissements internationaux et les ambassades des principaux pays dans lesquels se trouvent des entreprises sidérurgiques. » Combien avez-vous eu de contacts ? « On a mis en place un processus méthodique très professionnel, qui respecte les règles des milieux d’affaires pour la recherche de repreneur. Les entreprises qui manifestent un intérêt signent un accord de confidentialité. Dès lors, des documents plus précis sont fournis. Si l’entreprise confirme son intérêt, elle rédige une lettre d’intention. Elle peut alors même voir le site. Aujourd’hui, on a fait une recherche très large, on a contacté une centaine d’entreprises dans plus d’une trentaine de pays, sur tous les continents. Dans la centaine, il y a un peu toutes les tailles. L’acier peut intéresser des entreprises lointaines, qui souhaitent trouver des débouchés en Europe. On a commencé à discuter. On saura fin novembre si des candidats vont au bout de la procédure. » Le projet de cession inclut-il le train à chaud ? « Non. Le projet inclut le périmètre des hauts fourneaux, de la cokerie et de l’agglomération, et de l’aciérie en aval. Les sidérurgistes connaissent leur sujet et sont bien conscients qu’il faudra investir pour relancer les hauts fourneaux, comme je l’avais dit dans mon rapport. C’est sûr que le périmètre de la filière chaude n’est pas le plus simple à vendre. Je ne peux pas préjuger des offres que les candidats feront, sachant que in fine, il s’agira d’un accord entre le vendeur, ArcelorMittal et l’éventuel repreneur. » Bruxelles aurait demandé à l’Etat français s’il soutenait toujours le projet Ulcos de Florange. Qu’en est-il ? Est-ce un argument pour trouver un repreneur ? « Absolument. L’Etat a confirmé son soutien à ce projet. En tout cas, l’Etat s’était engagé à le soutenir et ceci a été explicitement confirmé par le gouvernement et le ministre Arnaud Montebourg. Ulcos remonterait dans la sélection car d’autres projets européens n’ont pas été confirmés, mais je ne sais pas à quel rang il se situe ( NDLR : il serait en troisième position). Le meilleur argument pour trouver un repreneur, c’est le fait d’avoir un outil industriel qui a des clients. Cela dit, on a de l’espoir sinon nous ne serions pas engagés et mobilisés comme nous le sommes. J’ai vu beaucoup de sidérurgistes. Très honnêtement, tout est possible. » http://www.republicain-lorrain.fr
mercredi 17 octobre 2012
Action du jeudi 18 octobre 2012 :
Jeudi 18 octobre 2012 : l'Intersyndicale sera en action l'aprés-midi au portier St Agathe. Vers 17h Bernard Lavilliers sera présent pour nous apporter son soutien. Restons mobilisés ! Le Combat Continu .
samedi 13 octobre 2012
Le Combat Continu !
Encore quelques semaines au gouvernement pour trouver un repreneur ou un plan B pour sauver nos emplois et nos outils. Restons Toutes et Tous mobilisés! Nous vous tiendrons informés sur ce blog des actions futures. L'acier Lorrain Vivra!
dimanche 7 octobre 2012
Mardi 09 Octobre 2012 : La Cfdt Lorraine à Florange
« L’industrie - c’est nous ! Tous unis pour défendre l’industrie comme fondement de l’économie européenne » Pour nous lorrain-ne-s politique industrielle ça parle ! Pour nous militant-e-s CFDT, politique industrielle EUROPEENNE, ça a du sens ! On n’imagine même pas que la CFDT Lorraine passe à côté de cette mobilisation européenne ! Dans le même temps, les annonces de fermeture à ArcélorMittal Florange percutent toute la CFDT Lorraine. On l’a déjà dit par ailleurs « L’enjeu de Florange n’est pas seulement lorrain ou franco- français car c’est bien de l’avenir de la sidérurgie et de la politique industrielle européenne dont il s’agit. » Alors le 9 octobre toute la CFDT-Lorraine est à FLORANGE ! En présence de militant-e-s de syndicats Belge(CSC) et Luxembourgeois (LCGB)...................... RDV Mardi 09 octobre à 10h30 devant le Local Syndical pour une marche des Gbx au portier la Vallée.
samedi 6 octobre 2012
Le Combat Continu !!!
Hier matin, encore, après quinze mois de combat et les quatre derniers jours à bloquer l’entrée des expéditions d ’ ArcelorMittal à Florange, Patrick Auzanneau ne croyait plus à la mobilisation générale. Mais à 15h, le militant CFDT fatigué, offre enfin un large sourire. Après une ultime prise de parole de l’intersyndicale, les barrières du portier Sainte-Agathe sont libérées mais les salariés ne rentrent pas. Ils sont plus d’une centaine à afficher, enfin, leur soutien au mouvement. « On a le temps de discuter, assume Fabrice, employé de la filière froide, on en a tous ras-le-bol. On se rend bien compte que l’intersyndicale ne nous a jamais menti. Aujourd’hui, c’est 600 personnes dehors et dans deux ou trois mois ? On est au pied du mur. » Certains finiront par prendre leur poste. « Mais c’est à contre-cœur. On ne peut pas se permettre une journée de grève, ils nous tiennent par l’argent », confie un autre salarié du packaging, d’autant plus inquiet que cette activité pourrait être la prochaine menacée. « C’est une réponse à la direction. Le soutien des salariés il est là sous leurs yeux. Bravo et merci », lâche Édouard Martin (CFDT). Usés et fatigués une semaine après l’annonce « coup de massue » de la fermeture des hauts fourneaux et autant de nuits de lutte, les militants restent mobilisés. « On a montré que l’intersyndicale tenait, qu’en quelques minutes on pouvait fermer l’intégralité du site », salue Walter Broccoli (FO). Tous les blocages ont été levés, hier après-midi, mais les drapeaux restent en place. « On reviendra la semaine prochaine », assure déjà Édouard Martin (CFDT). Même promesse d’action des militants CGT, « si on ne bloque pas les portiers, ce sera autre chose. On n’a plus rien à perdre. » Avant ce retour sur le terrain, des discussions devraient s’ouvrir au niveau national entre les syndicats et la direction. Mais les négociations sociales sont bel et bien gelées jusqu’au 1 er décembre. De fait , toutes les organisations syndicales – CFE-CGC comprise – avaient annoncé le boycott de toute réunion portant sur un plan social avant la fin des deux mois laissés pour trouver un éventuel repreneur.R.L. du 06/10/2012
samedi 29 septembre 2012
Le Combat Continu ! plus que jamais !
Lundi C.C.E. à Paris et Mardi C.E. à Metz, plus que jamais restons mobilisés. Les prochaines semaines seront décisives pour notre Combat ! Oui, les Ami(e)s l'Acier Lorrain Vivra !
mercredi 26 septembre 2012
On compte sur vous !!! __________________________________________________________________ Jeudi 27 septembre 2012, le Ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, sera à Florange. Sa visite fait suite aux négociations entre le gouvernement et ArcelorMittal quant à l’avenir du site. Enfin, nous allons connaître le contenu des tractations et l’avenir que l’on nous prépare. Il est évident qu’après 14 mois d’attente et de combats tous les « pronostics » sont possibles. Le meilleur comme le pire. Les rumeurs vont bon train mais l’heure de vérité a sonné, c’est maintenant. Pour les syndicats, il est important que le plus grand nombre de salariés (y compris les sous-traitants et intérimaires) soit présent pour accueillir le Ministre. L’Etat doit palper l’importance que chacun donne à la présence de l’industrie sidérurgique dans la vallée de la Fensch. ArcelorMittal Florange est et doit rester un bien qui produit de la richesse pour les salariés, la vallée, le pays. Cette richesse collective doit perdurer et être confortée. Capitalisons les efforts de toute une région Depuis les annonces fatidiques des 6 juillet 2011 et 4 octobre 2011, toute une région s’est mobilisée derrière notre combat. Les femmes et les hommes de ce territoire, et même au-delà, se sont reconnus dans nos luttes. Le cas d’ArcelorMittal Florange restera un « cas d’école » où l’ineptie de la logique financière n’avait d‘égal que le cynisme des dirigeants de l’entreprise. Comment comprendre, comment accepter qu’un groupe qui dégage plusieurs milliards de bénéfice puisse, d’un revers de main, balayer un site rentable et reconnu pour son excellence ? Les salariés de Florange, les élus locaux et la population de la vallée ne l’acceptent pas. Les limites de l’insupportable ont été atteintes par les choix de la famille Mittal. Chacun espère que ce gouvernement l’a bien compris. Arnaud Montebourg ne peut pas ne pas prendre en compte tous ces éléments au moment des choix décisifs. Notre plus bel atout c’est notre usine ! Ces derniers jours ont été, nous dit-on, décisifs pour la suite des outils de Florange. Nous voulons voir, nous allons voir. Le ministre Arnaud Montebourg s’exprimera donc, jeudi 27 septembre à 15h30 en mairie de Florange. Sans à priori, nous irons l’écouter. A l’issue de cette rencontre, les syndicats CFDT / CGT / FO tiendront un meeting sur la place de la mairie pour rendre compte de la réunion. Afin de permettre au plus grand nombre d’être présent, l’intersyndicale appelle à la grève (2h minimum). Soyons très nombreux à témoigner notre attachement à nos emplois, à notre usine. C’est notre plus bel atout, ne le gâchons pas. L’Acier Lorrain Vivra
Le ministre du Redressement productif...
Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg se rendra demain sur le site ArcelorMittal de Florange (Moselle), a indiqué mercredi une porte-parole du ministère à l'AFP, confirmant ainsi une annonce faite la veille par un syndicat. "Le ministre vient jeudi pour nous tenir au courant des tractations avec la direction d'ArcelorMittal ", avait indiqué mardi un responsable de la CFDT Jacques Minet après un entretien avec le directeur de cabinet du ministre. "Cela nous satisfait que quelqu'un s'intéresse de nouveau à nous, car ça faisait plusieurs jours qu'on se demandait si on n'était pas oubliés. Après, on verra ce qu'Arnaud Montebourg a dans sa besace", avait-il également commenté. Les syndicats affirment craindre la fermeture des hauts fourneaux de Florange dans les prochaines semaines, après que la direction a refusé de démentir la possibilité d'un plan social dans ce site mosellan. ArcelorMittal a annoncé début juillet qu'il projetait "une optimisation des fonctions support" de son activité d'aciers plats en Europe, ce que les syndicats ont interprété comme la menace de milliers de suppressions d'emplois. A Florange, les syndicats demandent depuis février le rallumage des deux hauts fourneaux, dont l'arrêt entraîne du chômage partiel massif pour une grande partie des 2.500 salariés permanents du site et pèse sur les nombreux sous-traitants. Libération du 26 septembre 2012. ...
vendredi 21 septembre 2012
PROJET DE LOI " FLORANGE" ... A SUIVRE
PROPOSITION DE LOI / tendant à garantir la poursuite de l’activitÉ des Établissements viables : Exposé des motifs En février 2012, le député M. François Hollande déposait une proposition de loi visant à garantir la poursuite de l’activité des établissements viables. Aujourd’hui, apporter cette garantie, c’est répondre à un engagement du Président de la République. Le constat dressé en février 2012 est toujours d’actualité. La désindustrialisation de notre pays s’est accrue de manière massive et inquiétante depuis dix ans. Elle constitue un drame économique, social et territorial, la perte d’un savoir-faire et d’une culture ouvrière, et une dure atteinte au réseau des TPE-PME sous-traitantes. Or il ne saurait y avoir de reprise économique durable sans rebond productif et sans une politique industrielle innovante et volontariste. Chaque emploi industriel génère en effet 3 emplois induits alors que ce ratio est bien moindre dans les services. L’industrie n’est pas le symbole d’une économie du passé, c’est le levier de la croissance à venir ; elle doit être de toutes les priorités de politique publique. Dans ce cadre, le refus d'un groupe sur le départ de rendre possible une reprise par crainte de voir s'installer un concurrent est une réalité choquante et, hélas, de plus en plus fréquente. La logique des grands groupes industriels est celle de l’optimisation de leurs profits, de maximisation des dividendes, parfois au détriment des besoins de la collectivité : dans ce cas, la puissance publique doit intervenir fortement pour préserver l’intérêt général menacé par des fermetures de sites qui risquent de déstructurer le tissu industriel local et national. Une entreprise qui envisage la fermeture d’un site industriel au sein de son groupe doit avoir non seulement l’obligation d’examiner les procédures de reprise qui lui sont soumises, mais aussi l’obligation de céder ce site si l’une des offres proposées reçoit la validation du Tribunal de commerce et un avis positif des instances représentatives du personnel. La proposition de loi de M. François Hollande avait pour objet d’organiser la mise en œuvre de cette obligation. Elle prévoyait que, lorsqu’une entreprise envisage de mettre fin à l’exploitation d’un site ou d’une activité, le tribunal de commerce nomme un mandataire chargé de trouver un repreneur. Lorsque le mandataire estime que des offres pertinentes, au regard de l’impact sur l’emploi et de la valeur économique du site ou de l’activité cédée, ont été faites et que l’entreprise n’en a accepté aucune, le tribunal de commerce peut imposer la cession forcée du site ou de l’activité suivant une procédure calquée sur la liquidation judiciaire. La présente proposition de loi reprend pour l’essentiel ce dispositif en introduisant deux modifications. La première modification renforce les garanties de constitutionnalité entourant la procédure aboutissant à une cession forcée prévue à l’article 1er. Il s’agit de s’assurer que cette procédure ne porte pas atteinte au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre. Le droit de propriété est garanti par l’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 et la liberté d’entreprendre découle de son article 4. Mais des limites peuvent leur être apportées pour des motifs d’intérêt général. En l’occurrence, l’obligation de céder un site peut être justifiée, dans certaines circonstances, par la sauvegarde de l’emploi, qui constitue un objectif de valeur constitutionnelle. Comme le proclame l’alinéa 5 du préambule de la Constitution de 1946, « chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi ». Quatre dispositions nouvelles sont introduites pour garantir la constitutionnalité du texte : - pour mieux protéger le droit de propriété et éviter que l’obligation de céder ne conduise à une spoliation, le tribunal de commerce s’assurera que le prix de cession de l’offre retenue représente une juste indemnisation ; - pour mieux protéger la liberté d’entreprendre, le président du tribunal de commerce sera chargé d’apprécier que la procédure de cession forcée n’est pas de nature à désorganiser l’entreprise et qu’elle n’empêchera pas son développement ; - pour s’assurer qu’un motif d’intérêt général justifie bien dans chaque cas l’atteinte au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre, le tribunal de commerce vérifiera que l’offre retenue présente des garanties suffisantes en termes d’emploi ; - enfin, pour apporter toutes les garanties procédurales nécessaires, l’ensemble de la procédure sera placé sous le contrôle du tribunal de commerce. L’article 2 de la proposition de loi initial n’est pas modifié. Un article 3 est introduit pour encourager la reprise de sites ou d’activités par des sociétés coopératives. Aujourd’hui, les sociétés coopératives disposent d’avantages fiscaux à condition que les tiers disposent de moins de la moitié du capital. Or en cas de reprise de site ou d’activité, les employés n’auront souvent pas les moyens de financer seuls le rachat. Des investisseurs extérieurs seront alors nécessaires. C’est pourquoi il est proposé de permettre aux sociétés coopératives qui, seraient créées pour reprendre un site ou une activité, de bénéficier de ces avantages fiscaux, pour une période de cinq ans. PROPOSITION DE LOI Article 1er Après le titre Ier du livre VI du code de commerce, il est inséré un titre Ier bis ainsi rédigé : « Titre Ier bis : « De la cession de sites ou d’activités » « Art. L. 613-1. – L’entreprise qui envisage de mettre fin à l’exploitation d'un de ses sites ou de l’une de ses activités doit en informer le président du tribunal de commerce territorialement compétent. Cette information a lieu dans les deux jours suivant la première réunion du comité d’entreprise tenue en application des dispositions du chapitre III du titre III du livre II de la première partie du code du travail et de l’article L. 2323-15 du même code. À défaut, le président du tribunal de commerce peut être saisi par le comité d’entreprise. « Lorsqu’il estime que la reprise du site ou de l’activité concernée n’est pas de nature à désorganiser l’activité de l’entreprise, le président du tribunal de commerceinforme l’entreprise de son obligation de rechercher un repreneur. Dans l’hypothèse où l’entreprise n’a pas trouvé de repreneur dans un délai déterminé par décret, il procède à la nomination d'un mandataire chargé de la recherche d'offres de reprise du site ou de l’activité en lien avec l'entreprise cédante. Les offres soumises au mandataire doivent remplir les conditions définies à l’article L. 642-2 du présent code. « Art. L. 613-2. – L'entreprise a l'obligation d'examiner de bonne foi l'ensemble des offres de reprise qui lui sont présentées. « Art. L. 613-3. – Le comité d'entreprise peut recourir à l’assistance d’un expert ad hoc pour apprécier la validité des offres de reprise. L’expert remet au mandataire désigné par le président du tribunal de commerce un rapport d'évaluation de ces offres. « Art. L. 613-4. – Dans l’hypothèse où l’entreprise n’a donné suite à aucune offre de reprise, dans un délai déterminé par décret, le mandataire désigné par le président du tribunal de commerce peut être saisi par le comité d’entreprise ou par tout candidat afin qu’il se prononce sur la pertinence des offres. « Le mandataire apprécie la pertinence des offres au regard de leur capacité à assurer le plus durablement l'emploi attaché à l'ensemble cédé et de l’adéquation de leur prix à la valeur économique de ce dernier. Il tient compte de l’avis du comité d’entreprise, accompagné le cas échéant du rapport d’évaluation des offres, et de l’autorité administrative. Il invite l’entreprise cédante à accepter l’une des offres qu’il estime pertinentes. « Art. L. 613-5. – Lorsque le mandataire a estimé qu’au moins une offre était pertinente et que l’entreprise refuse d’en accepter une, le tribunal de commerce peut prononcer la cession du site ou de l’activité dans les conditions définies au chapitre II du titre IV du livre VI du présent code, après avoir vérifié que les prix de cession proposés dans les offres que le médiateur a estimées pertinentes correspondent à une juste indemnisation pour l’entreprise cédante et qu’elles offrent des garanties suffisantes en termes de protection de l’emploi. Seules les offres satisfaisant ces conditions sont retenues au cours de cette procédure. « Art. L. 613-6. – À défaut de comité d’entreprise, le ou les délégués du personnel exercent les prérogatives qui lui sont confiées par le présent titre. « Art. L. 613-7. – Le mandataire doit avoir la qualité d’administrateur judiciaire, de mandataire judiciaire ou d’expert en diagnostic d’entreprise. » Article 2 Le code du travail est ainsi modifié : 1° Après l’article L. 1233-33, il est inséré un article L. 1233-33-1 ainsi rédigé : « Art. L. 1233-33-1. – Lorsque l’employeur envisage la fermeture d’un site ou d’une activité, le comité d’entreprise est informé tout au long de la procédure des offres de reprise reçues par l’entreprise dans le cadre des dispositions du titre Ier bis du livre VI du code de commerce. » 2° L’article L. 1233-34 est complété par un alinéa ainsi rédigé : « La mission confiée à l’expert-comptable peut également comporter l’évaluation des offres de reprise mentionnée à l’article L. 613-3 du code de commerce. » 3° L’article L. 1233-62 est complété par un alinéa ainsi rédigé : « 7° La cession du site ou de l’activité concerné par le projet de licenciement. » Article 3 À l’article 26 bis de la loi n° 78-763 du 19 juillet 1978 portant statut des sociétés coopératives ouvrières de production, les mots : « à l'exception de celles dont la majorité du capital », sont remplacés par les mots : « sauf en cas de création d’une coopérative ouvrière visant à reprendre l’exploitation d’un site ou d’une activité dans les conditions prévues au titre Ier bis du livre VI du code de commerce, pendant une période maximale de 5 ans à compter de cette création, et, sans limite de temps, lorsque la majorité de leur capital ». A suivre...
jeudi 20 septembre 2012
Le Combat Continu !!!
l faut les obliger à cracher le morceau, maintenant on doit savoir ! » 12h50 hier, au local syndical de l’usine sidérurgique intégrée de Florange. La tension est palpable chez les militants CFDT. Un peu plus tôt, un appel au directeur de la coordination des ressources humaines d’ArcelorMittal France – autrefois en poste aux Grands Bureaux voisins – leur fait craindre le pire. « Laurent Guerra ne peut pas nous confirmer la tenue d’un comité central d’entreprise extraordinaire mais nous laisse entendre que ça peut se faire très vite », dévoile Patrick Auzanneau. Ex-mécanicien sur le site de Florange, le responsable syndical national CFDT du groupe a retrouvé « les copains » dans le combat. Tous savent ce qu’augure une telle réunion : « un plan social pour la totalité ou une partie de notre usine… » Après quatorze mois d’attente et la fermeture sans cesse prolongée des deux hauts fourneaux de Hayange, la menace tant redoutée deviendrait réalité ? Silence du gouvernement Au silence oppressant du n ° 1 mondial de l’acier, s’ajoute maintenant celui du gouvernement français. « Aujourd’hui, c’est Mittal qui donne le timing de la République française ! », fulmine Frédéric Weber, le secrétaire général adjoint d’Arcelor Florange. Plus que des espoirs, ces représentants de salariés veulent des réponses avant de pouvoir livrer l’ultime bataille. « Si les négociations menées par Arnaud Montebourg ont échoué, on doit être informé », plaide Édouard Martin. Pour autant, le leader CFDT estime que ce n’est pas au ministre du Redressement productif d’annoncer une nouvelle pareille si celle-ci venait à se vérifier. « Ni à nous !, intervient un militant. On ne va pas faire comme en Belgique où la direction a réussi à faire s’opposer salariés et syndicats ! » (lire ci-dessous). Reste l’ultimatum. « Stéphane Israël, directeur de cabinet du ministre, s’est engagé à appeler Hervé Bourrier, directeur général d’ArcelorMittal France, pour que celui-ci, d’ici 17 h, nous dise si oui ou non il y aura un CCE extraordinaire », informe Édouard Martin. Le téléphone du syndicaliste ne sonnera finalement jamais. Plus tard, une autre rumeur vient aux oreilles de la CFDT du site de Florange. « Arnaud Montebourg pourrait venir lundi nous annoncer une bonne nouvelle. Mais c’est quoi une "bonne nouvelle" pour le ministre ? », ironise Édouard Martin. « Un plan social négocié, des millions d’investissements ? » Et d’échafauder toutes les hypothèses : « Il y a quinze jours, lorsqu’on est monté à Paris, Montebourg était à Milan. Est-ce que ce serait dans l’éventualité de nous trouver un repreneur ? » Le projet de loi, soufflé en son temps par les sidérurgistes au candidat Hollande, d’empêcher un industriel d’abandonner un site viable, « serait aussi sur le point d’être finalisé ». Les métallos n’oublient pas non plus que Bruxelles devrait d’ici l’automne se positionner sur le projet innovant de captage de CO 2, Ulcos. Un levier de plus pour « faire plier » le financier Mittal ? Hier soir, à 22h15, des syndicalistes CFDT ont occupé la gare d’Ébange, cœur de l’activité d’ArcelorMittal Florange, en promettant d’autres actions dans la nuit. À 0h20, les voies SNCF toutes proches ont été bloquées. Le trafic voyageurs risquait d’être perturbé ce vendredi matin. Virginie DEDOLA. R.L.
lundi 17 septembre 2012
Le Combat Continu...
Combien de temps ? » Une seule et même question sans réponse. « Combien de temps vous bloquez, les gars ? » Hier matin, l’intersyndicale des « Mittal » a occupé la gare de triage d’Ebange, point central de toutes les entrées et sorties de matériaux du site sidérurgique. « Comme pour les hauts fourneaux, arrêt indéterminé ! » Une réponse comme un cri du cœur. Ils ont promis une action par jour, ils tiendront le siège de la gare jusqu’au soir. Exaspérés, les militants n’en finissent plus, eux, de compter les jours. « Quatorze mois ! Quatorze mois qu’on attend un discours de vérité de la direction », rappelle Frédéric Weber (CFDT). Quatorze mois d’action. « Tant qu’on n’aura pas de réponse sur le redémarrage des hauts fourneaux, on sera là », insiste Jean Mangin (CGT). Et les actions iront crescendo. Pas comme en Belgique « Combien de temps, bloqués sur le quai de la gare ? » Dommage collatéral, hier, les usagers du train ont compté les heures de retard. Peu avant 11h, les militants de la CFDT ont envahi les voies SNCF attenantes à la gare d’Ebange. Un peu plus d’une heure de blocage et autant de retard pour les TGV et TER entre Metz et Luxembourg. Le temps d’une discussion avec le sous-préfet de l’arrondissement de Thionville. François Marzorati a assuré les « Mittal » de « la mobilisation de tout l’appareil d’État sur ce dossier ». Mais les troupes sont à bout de patience. « OK, le gouvernement vient d’arriver. Mais ça fait combien de temps qu’on leur explique le dossier ? Il fait quoi Montebourg ? », rétorque Édouard Martin (CFDT). « Qu’on nous dise au moins sur quoi portent les tractations entre l’État et Mittal. » Tous craignent qu’on ne leur refasse « le coup de Gandrange ». Pire, le coup de Liège, après la fermeture du chaud, l’abandon du froid, annoncé hier ( lire ci-dessous). « Les discussions doivent porter sur le maintien de l’usine intégrée. Pas sur un meilleur plan social ! » À défaut d’un échéancier, « qu’on ait au moins un point d’étape ». Les militants ont menacé de reprendre possession des voies SNCF en fin d’après-midi, quitte à s’en faire déloger par les forces de l’ordre mobilisées. Et l’attente a repris, sous les drapeaux, entre les voies de circulation de l’usine. Dans cette guerre d’usure, le moindre espoir remotive les hommes. Les échos d’une réunion des cadres autour de la direction, le matin même à Amnéville, ont été largement salués. « Les cadres aussi ne peuvent que mal vivre cette situation. Une partie de l’encadrement aurait, enfin, pris le parti de l’intersyndicale et renvoyé la direction du site dans ses cordes ». À 16h, un coup de téléphone au cabinet du ministre marque la fin de cette énième journée de mobilisation. « Lundi, au plus tard, quoi qu’il arrive, on saura ! » Bonne nouvelle ou catastrophe annoncée ? Encore sept jours à attendre. R.L. du 18/09/2012.
vendredi 14 septembre 2012
Le Combat Continu !
A vec ou sans Mittal, l’État doit garantir le redémarrage immédiat des hauts-fourneaux, le maintien du packaging et de tous les emplois. Sur la façade de son local, à deux pas du siège d’Arcelormittal Florange, le message de l’intersyndicale CFDT-CGT-FO est on ne peut plus clair. « Par contre, on ne sait toujours pas ce que le gouvernement compte faire », s’impatientent ses représentants qui, depuis quatorze longs mois, se battent pour la survie de l’ensemble de l’usine sidérurgique. Jeudi à 21h, tous ont eu l’espoir d’obtenir, enfin, « desinformations concrètes » quand le député Liebgott, « missionné par Arnaud Montebourg », a demandé à les recevoir. « Hélas, la seule précision qu’on nous ait donnée est que le ministre du Redressement productif est toujours en pourparlers avec Mittal . » Quelques heures seulement après la levée du siège des Grands-Bureaux, les représentants des salariés, déçus, s’interrogent. « Alors qu’il devait nous recevoir à la mi-septembre, le ministre souhaiterait carrément venir nous voir. On espère que ce n ’est pas simplement pour valoriser la ligne de galvanisationet laisser fermer le reste !», espère Yves Fabbri. D’ici quinze jours ? Lassé des promesses non tenues de la direction de pérenniser leur outil de travail, le leader CGT réclame une véritable politique industrielle. « D’autant plus que le rapport Faure, commandé par l’État, conforte notre position : notre site intégré est viable », appuie Serge Blanquart pour la CFDT. Contacté hier, Michel Liebgott a expliqué avoir rendu compte à Arnaud Montebourg de « l’exaspération » des syndicalistes d’ArcelorMittal Florange redoutant de plus en plus un plan social. « Le ministre travaille à sauver un maximum d’emplois. S’il ne s’agissait que de préserver la filière automobile, il l’aurait déjà annoncé. En accord avec le rapport Faure, lui non plus ne veut rien lâcher », assure le député de Thionville-Ouest. Selon lui, le ministre aurait simplement besoin « d’encore une quinzaine de jours » pour solutionner ce dossier sensible. « Si l’on ne parvient pas à convaincre Mittal d’investir à Florange, la loi, une fois votée, permettra de trouver un repreneur à l’usine. D’après Arnaud Montebourg, elle ferait déjà réfléchir un certain nombre d’actionnaires et d’entrepreneurs. » En attendant, le pari n’est pas encore gagné et l’intersyndicale le sait bien. Plus que jamais dans l’action, elle a occupé toute la journée d’hier les halles 25 et 26 du portier Sainte-Agathe, empêchant l’expédition de bobines vers deux usines à Luxembourg et Mouzon, dans les Ardennes. Une action bien ciblée. Des tonnes de bobines d’acier non livrées « En cette veille de week-end, on a toujours plus de camions qui viennent charger, soulignent Bernard et Thierry, de la CGT. Une rame de huit wagons et quatre ponts roulants du sous-traitant Gepor sont également à l’arrêt. Et aucune tôle ne sera laminée sur la ligne "skin". » Le but de la manœuvre une fois de plus ? « Rappeler qu’on n’ est pas mort ! Qu’on ne regrette aucune action », insistent Jean Mangin (CGT) et Luïs De Freitas (CFDT). « On se battra jusqu’au bout tant qu’il reste une lueur d’espoir ! » Virginie DEDOLA. R.L. du 15/09/2012
jeudi 13 septembre 2012
Le Combat Continu !
Devant le siège, avenue des Tilleuls, en début de matinée, le bruit s’est vite répandu. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une vingtaine de wagons ont perdu leur cargaison de coke sur une voie ferrée de Florange, d’autres subissant le même sort du côté du port d’Illange. « Le vent a soufflé très fort. Au total, près de 900 tonnes prévues pour Dunkerque [une autre usine du groupe industriel indien] se sont retrouvées éparpillées sur les rails », entendait-on ici ou là. Dans la foulée de ce premier événement , la direction d’ArcelorMittal Florange déposait plainte au commissariat de Thionville, le conducteur du train ayant aperçu six individus cagoulés au niveau de la barrière rue de l’Ancienne-Tannerie. Préjudice subi : l’arrêt complet du convoi ainsi que des suivants. Les Grands-Bureaux interdits de personnel Dès 8h, les Grands-Bureaux, occupés depuis mardi par l’intersyndicale CFDT-CGT-FO, ont été interdits d’accès aux employés et cadres. Devant les grilles, chaque chef de file a rappelé les raisons de leur combat depuis quatorze mois déjà. Exhortant les « cols blancs » à les rejoindre enfin. « C’est la dernière ligne droite, maintenant ou jamais ! Dans quelques jours, des annonces vont tomber… » Sous la pluie, la foule a écouté jusqu’au bout, sans dire un mot. Des hommes et des femmes toujours en proie au doute, entre la peur de perdre leur place s’ils venaient à rejoindre les syndicats et cet immobilisme dont certains ont conscience qu’il ne les protégera de rien (lire par ailleurs). Un comité central d’entreprise pourrait se tenir à Paris en début de semaine prochaine, croient savoir les syndicats. En milieu de matinée, des membres de l’intersyndicale se sont ensuite rendus au portier Sainte-Agathe, à quelques kilomètres du siège, pour bloquer la ligne d’électro-zingage. Un atour majeur de l’usine à l’arrêt « Elsa », comme on l’appelle, accueille chaque jour 200 à 300 bobines de tôle, de 20 tonnes chacune. Trempées dans un bain de zinc, toutes vont recevoir un traitement particulier anti-corrosion très plébiscité par les constructeurs automobiles haut de gamme. Emballée ou sur le point de l’être, la production est restée à quai toute la journée d’hier. « On veut marquer le coup. Surtout ne pas perdre de clients mais les interpeller sur ce qui se passe dans notre usine », prévient Frédéric Weber, secrétaire adjoint de la CFDT d’ArcelorMittal Florange. « Cette ligne de production est une force de notre usine intégrée. Il y a quelques années, le groupe avait failli la fermer au profit de la Belgique. C’est Mercedes, l’un de nos principauxclients, qui avait réussi à la préserver parce qu’on ne retrouve pas ce niveau de qualité ailleurs en Europe. » Et le syndicaliste de réaffirmer l’objectif des militants : « Maintenir notre outil de travail. Le temps que la loi Hollande, lancée au départ par les métallos, soit promulguée et qu’on essaie de trouver un repreneur ». Le blocage levé à 17h30. L’intersyndicale se réunit ce matin pour affiner sa stratégie à venir. Retrouvez toutes nos photos sur note site : www.republicain-lorrain.fr
mardi 11 septembre 2012
ACTION INTERSYNDICALE
Depuis 17 h ce soir, les bureaux de la Direction de Florange sont occupés par l'Intersyndicale... L'Acier Lorrain Vivra !
Aux Armes Citoyens Sidérurgistes !!
Aux Armes Citoyens Sidérurgistes !! Les infos reçues hier par la Direction Générale ne sentent pas bon du tout. Si cette dernière ne confirme pas les "rumeurs" de plan social à Florange, elle ne les dément pas non plus. Pis encore, aux multiples questions posées sur l'avenir du chaud et du packaging la Direction Générale botte en touche en stipulant qu'elle finalise les documents sur la stratégie concernant Florange. Hervé Bourrier (Directeur Général France) insiste sur la nécessité de s'appuyer sur les points forts du site et ne parle que de la partie automobile. Donc, de l'avis de tous, le Directeur Général ne veut rien confirmer mais il a été suffisamment explicite par ses silences quant à l'avenir du site. Ça "pue" et les nouvelles pourraient tomber assez rapidement. Après avoir occupé les locaux de la direction parisienne (malgré la charge des CRS), la cinquantaine de salariés est partie à Bercy (vers 18h30) pour rencontrer le directeur de cabinet de Montebourg. Nous avons exprimé à nouveau notre exaspération, notre colère et dégoût quant aux méthodes de Mittal. Notre message a été très clair. L'avenir de Florange est entre les mains du gouvernement. À lui de s'imposer face à l'agressivité de Mittal. Le représentant de Montebourg nous assure qu'ils agissent sur tous les fronts pour obtenir des garanties. Le gouvernement a réaffirmé son intention de faire voter la fameuse loi et qu'il va accélérer les discussions avec le Groupe afin que ce dernier dévoile ses intentions. Le Ministre recevra l'intersyndicale, comme promis, autour de la mi-septembre. Aucune piste n'est à exclure, dit-il. Soit, en attendant les intentions de Mittal sont claires. Finie la filière liquide et probablement le même sort pour Packaging. Donc, pour nous le doute n'est plus possible, il faut agir encore et encore et fort! Une mobilisation générale est indispensable pour changer les orientations (sombres) qui se dessinent pour le personnel. Il faut faire "feu de tout bois". Nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes et notre détermination à sauver les outils et les emplois seront notre meilleure garantie d'être entendus. On lâche rien ! Aujourd'hui moins que hier !! Pas d'hésitation, aux armes citoyens sidérurgistes car ils ont programmé notre "mort" !! L’Acier Lorrain Vivra !
lundi 10 septembre 2012
ArcelorMittal : la CFDT redoute la fin de Florange ...
ArcelorMittal : la CFDT redoute la fin de Florange Hier, des syndicalistes CFDT de l’usine de Florange se sont imposés chez ArcelorMittal France, à Saint-Denis. Reçus par le directeur général peu disert, puis au ministère du Redressement productif, ils craignent un plan social. Des sidérurgistes florangeois du syndicat CFDT et des collègues d’autres régions ont pu s’introduire à l’intérieur du siège d’ArcelorMittal France à Saint-Denis où se joue l’avenir de leurs usines. Photo DR La question était simple et aura été posée plusieurs fois, de toutes les manières possibles. Pour autant, elle n’a pas obtenu de réponse franche, hier après-midi, à Saint-Denis, au siège d’ArcelorMittal France. « Quelle est votre stratégie d’avenir pour Florange : pérenniser la filière liquide et le service packaging pour qu’elle reste une usine intégrée ? », ont demandé des syndicalistes CFDT à Hervé Bourrier. « On ne peut pas répondre. » La formule aurait invariablement été répétée par le directeur général du groupe sidérurgique dans l’Hexagone, visiblement énervé et assez gêné de ce face-à-face impromptu. « On est catastrophés, lâche Édouard Martin. Il a juste su nous parler des 7 millions d’euros en projet pour une nouvelle soudeuse sur la ligne de galvanisation… » De la poudre aux yeux, qui a le don d’irriter un peu plus des hommes luttant « depuis quatorze mois » pour sauver leur outil de travail, hauts fourneaux en tête. « Ce silence nous incite à penser au pire. Si le "chaud" ne redémarre pas, ni le packaging, il n’y aurait plus que la filière automobile. Cela signifierait 2 000 suppressions d’emploi sur Florange, sans compter les sous-traitants, les intérimaires », déplore le leader de la CFDT. Le spectre du plan Lean Abattu mais pas résigné. Au contraire. « Maintenant, on va durcir l’action. Ça fait trop longtemps qu’on attend, que la direction joue avec nos nerfs. Un animal blessé est prêt à tout ! » Bref, faire encore plus de bruit et surtout garder l’espoir que le gouvernement français se manifeste aussi : « Aujourd’hui, seule une décision politique pourrait infléchir Mittal ! » Hier matin, les émotions avaient déjà été fortes, à l’arrivée des métallos en gilet orange au siège d’ArcelorMittal France. Une visite-surprise accueillie par tout un cordon de CRS. « La rencontre a été un peu musclée, c’est vrai, mais sans gravité, que des tee-shirts déchirés, analyse Édouard Martin, abasourdipar le procédé employé autrefois par Sarkozy et maintenant sous l’ère Hollande ! » Partis de Lorraine en train ou à bord de deux camionnettes, dont l’une prêtée par l’office municipal des sports florangeois solidaire de leur combat, plusieurs dizaines de sidérurgistes CFDT de Florange ont rejoint, à Saint-Denis, quelques collègues de Dunkerque, Fos-sur-Mer et du Creusot. « On soupçonne tous les cadors du groupe, réunis à Saint-Denis, de finaliser un plan social qui pourrait être annoncé entre le 21 et le 24 septembre », pressent Édouard Martin. « À Liège, après la fermeture des hauts fourneaux, le plan Lean a supprimé 250 postes dans les bureaux. Aujourd’hui, ouvriers, employés, tout le monde est concerné. » L’entrevue, en soirée, avec Stéphane Israël, directeur de cabinet du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, en déplacement en Italie, a remis un peu de baume au cœur des sidérurgistes. « Le ministère va rappeler les dirigeants d’ArcelorMittal Europe et France qu’ils ont vus le 30 août pour les presser de dévoiler leurs intentions. »
mardi 28 août 2012
MENSONGES !
_____________________________________________________________________________________ MENSONGES ! Vos élus de l’intersyndicale (CFDT, CGT et FO) ont quitté la séance du C.E. ordinaire du 28 août 2012, suite à l’article paru dans la presse locale de ce jour : « A Florange, sur le site de Sainte Agathe, le sidérurgiste investit 10 M€ dans un creuset et dans l’équipement d’une soudeuse laser pour produire l’Usibor sur la ligne de galvanisation »… MENSONGE ! Aujourd’hui, l’investissement de la soudeuse laser n’est qu’en phase d’étude. « La montée en puissance de la ligne de Galvanisation en 5 équipes cet automne »… MENSONGE ! La direction n’a pris aucune décision concernant la 5ème équipe. La direction d’ArcelorMittal Florange a confirmé, durant ce C.E., que les informations contenues dans cet article sont erronées et fausses ! Mais elle refuse de faire un démenti. Pour l’intersyndicale cette campagne de désinformation n’a pour but que de mettre le doute dans l’esprit des salariés concernant la situation du site. Nous craignons, dans les semaines à venir, des annonces de la direction concernant nos outils et nos emplois. Aujourd’hui, plus que jamais, soyons mobilisés. L’avenir de nos emplois en dépend. L’Acier Lorrain Vivra !
samedi 25 août 2012
« Le même acier ! »
Le syndicaliste emblématique de la sidérurgie lorraine a de la suite dans les idées. Edouard Martin surveille de près le sort du sidérurgiste italien Riva confronté, depuis quelques semaines, à de très sérieuses difficultés dans son usine Ilva de Tarente dans les Pouilles, au sud de la péninsule. La justice italienne veut fermer ce site, le plus pollué d’Europe, le temps de le mettre aux normes environnementales européennes. Elle vient, en tout cas, de mettre sous séquestre une partie des installations « pour catastrophe écologique. » Les installations concernées sont celles de la filière chaude (hauts fourneaux, cokerie, agglomération, parc à minerai et aciérie) qui oblige l’usine à tourner au ralenti. Le site emploie quelque 11 600 salariés. Mais Riva peut-il engager ces travaux nécessaires et pour combien de temps, tout en maintenant le fonctionnement du complexe ? Edouard Martin n’hésite pas un instant et suggère que Florange vienne au secours de Riva. « Le même acier ! » De fait, pour le syndicaliste lorrain, « Tarente a besoin de temps et d’argent pour ne pas risquer une condamnation définitive. Le site produit 3 millions de tonnes de coils par an. Le même acier plat qu’ArcelorMittal produit en Lorraine. Alors pourquoi Florange ne pourrait-il pas servir de solution alternative provisoire le temps de la réfection du chaud de Tarente ? » Il suggère un partenariat entre Riva, présent en Lorraine à Neuves-Maisons, et ArcelorMittal afin de suppléer le sidérurgiste italien. « Et comme ça, on démontrerait que Florange a la capacité de répondre aux exigences des clients de Riva à Tarente. » Et surtout, cela permettrait de relancer les deux hauts fourneaux lorrains. Il a déjà fait connaître son idée du côté du ministère du Redressement productif, relayé par le maire de Florange, Philippe Tarillon, qui compte bien obtenir le soutien des pouvoirs publics alors que ces derniers doivent rencontrer, dans les prochains jours, la direction d’ArcelorMittal. La belle idée se heurte pourtant à la réalité. La décision de faire appel à un autre sidérurgiste revient en premier lieu à Riva. Et il n’est pas sûr que l’Italien se tournerait vers le numéro un mondial, un de ses plus sérieux concurrents, pour le dépanner. La direction d’ArcelorMittal France nous a confirmé, hier, qu’aucune demande n’était venue du groupe Riva. Sollicitée, la direction de Riva à Tarente, très prudente, nous réserve sa réponse pour les prochains jours. Affaire à suivre. R.L. du 25/08/2012
samedi 28 juillet 2012
LE RAPPORT FAURE :
«Viable, fiable et rentable.» Tels sont, selon les syndicats, les termes employés par le rapport d'une mission d'expertise sur le site d'ArcelorMittal à Florange, où les deux hauts fourneaux sont toujours à l'arrêt. Remis vendredi au ministre du Redressement productif, ce rapport indique que le site intégré (filière chaude et froide) est «viable, fiable et rentable» et qu'il nécessite un investissement de 400 à 500 millions d'euros. Le rapport préconise un plan d'investissement rapide Le rapport a été mené sous la houlette de Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies. Décidée début juin, la mission a examiné «les évolutions du marché de l'acier en France et en Europe, puis a dégagé les pistes permettant d'assurer un avenir industriel et économique pérenne au site sidérurgique de Florange», explique un communiqué du ministère. Selon le ministère, le document «met en évidence les atouts du site intégré de Florange, idéalement localisé par rapport à ses grands clients, notamment automobiles, et qui se distingue par la technicité des aciers à haute valeur ajoutée produits par ses chaînes à froid, fruits des innovations du centre de recherche et développement voisin de Maizières-lès-Metz». Selon une note de synthèse obtenue par l'AFP, le rapport prône aussi «un plan d'investissement rapide» pour le site «pour compenser les retards» des dernières années et une «prise de décision rapide» pour «conforter (son) avenir et restaurer la confiance». Les syndicats satisfaits du rapport Les représentants syndicaux, qui ont rencontré le ministre Arnaud Montebourg vendredi pendant plus de trois heures, se sont dits «satisfaits», à l'instar d'Edouard Martin (CFDT) qui «craignait un essoufflement du gouvernement sur le dossier». «Il faut que les choses aillent très vite», a réagi François Pagano (CFE-CGC) : «Humainement, pour les salariés car ils sont usés, et industriellement car les outils sont à l'arrêt depuis des mois et puis, sortir 5-6 millions pour une filière à l'arrêt, ça ne peut plus durer». «Nous sommes désormais sûrs que le gouvernement a les mêmes priorités que nous : de lever les incertitudes et de travailler pour convaincre Mittal de se positionner - soit il investit, soit il délaisse la filière sidérurgique», a-t-il renchéri. Le rapport Faure préconise l'instauration «sans délai» d'un «véritable dialogue stratégique» entre l'Etat et le groupe ArcelorMittal. Mais en cas de «divergence irréductible», «il conviendrait d'examiner les perspectives d'évolution de l'actionnariat et le périmètre correspondant», dit-il. Selon les syndicats, le ministre a évoqué divers scénarios, dont celui d'un repreneur (plusieurs se sont déjà manifestés) dans l'éventualité où Mittal délaisserait le site lorrain. ArcelorMittal prend note de l'invitation de Montebourg De son côté, la direction d'ArcelorMittal a indiqué avoir reçu vendredi le rapport. «Le rapport reconnaît que la situation européenne de l'acier est préoccupante avec une demande structurellement en baisse», a déclaré la direction dans un communiqué. «Le groupe tient à réaffirmer son engagement vis-à-vis de la France qui reste un pays stratégique pour le groupe», poursuit la direction qui ajoute avoir «également pris note de l'invitation du ministre Arnaud Montebourg à «engager une discussion stratégique» et se dit «prête à poursuivre le dialogue de manière constructive». Selon les syndicats, le ministre leur a indiqué que le président Hollande s'occuperait personnellement du dossier et rencontrerait en août le patron Mittal, une information toutefois démentie par l'Elysée.LeParisien.fr
mardi 3 juillet 2012
ArcelorMittal : la tête dans le guidon
Pour ne pas tomber dans les méandres de l’oubli, les représentants d’ArcelorMittal multiplient, depuis le début de leur lutte pour l’emploi, les coups d’éclat médiatiques. Cette fois, les syndicalistes entendent s’inviter, ce vendredi, à l’étape messine du Tour de France. À cette occasion, ils ne manqueront pas de rappeler les échéances décisives pour l’avenir du site florangeois. À savoir les conclusions de la mission interministérielle commandée par le gouvernement Ayrault, mais surtout l’annonce de Mittal concernant le devenir de l’ensemble des filières liquides du groupe. Conscients qu’il ne faudra pas écorner l’image de leur combat, les hommes en rouge et orange se sont mis d’accord pour ne pas perturber la bonne tenue du grand événement cycliste de l’année. La descente n’en serait que plus dure…
samedi 23 juin 2012
MARDI 26 JUIN 2012 : A.G. DES SALARIES
Attention :Changement du lieu de l'assemblée générale des salariés, elle se tiendra le mardi 26 juin 2012 à 17h00 au COSEC Haut Kème avenue du collège à Florange. Le Combat Continu ! L'Acier Lorrain Vivra !
mardi 12 juin 2012
A STRASBOURG, LE 12 JUIN 2012 :
Une dizaine de députés européens – luxembourgeois, espagnols, belges et français – autour de Pervenche Berès : la présidente de la commission emploi et affaires sociales au Parlement européen n’était pas seule, hier à Strasbourg, pour recevoir une délégation d’ArcelorMittal. Une délégation européenne détachée par la FEM, la Fédération européenne de la métallurgie. « Ça faisait des mois que l’on souhaitait une table ronde entre syndicats et parlementaires européens, rappelle Philippe Verbeke (CGT), parce que nous avons besoin d’une réponse européenne. » Edouard Martin (CFDT) confirme qu’un contact était souhaité avec le commissaire à l’industrie, Pervenche Berès devrait faire le lien. L’échange a permis aux représentants des différents sites de « poser les enjeux et notre vision. On est tous dans le groupe et on fait le même constat : Mittal privilégie son activité minière », considère Philippe Verbeke. « Il veut détruire l’industrie européenne et mettre les pays en concurrence », ajoute Edouard Martin. Les deux hommes ont estimé avoir bénéficié, hier, d’une « oreille attentive », d’ailleurs « on a prévu de se revoir assez rapidement pour poursuivre les échanges », assure Edouard Martin. L’idéal serait que cela se fasse en présence de parlementaires des neuf pays dans lesquels Mittal est présent. Et qu’à terme, « Strasbourg puisse faire pression sur la commission de Bruxelles ». L’Europe n’a pas de baguette magique mais les parlementaires peuvent au moins rédiger une directive pour éviter de telles dérives industrielles. Peut-être pourraient-ils même « oser » convoquer les décideurs du groupe pour leur poser quelques questions sur leur stratégie. De ces discussions, des pistes ont émergé, elles doivent être confortées, mais rapidement. « On a essayé de démontrer le degré d’urgence, reprend Philippe Verbeke, il faut une intervention rapide. » La CGT souhaite des mesures coercitives, en jouant par exemple sur les quotas de CO 2. Il faudra aussi tenir compte d’un dernier constat, amer : « L’attitude de Mittal à Florange a beaucoup refroidi l’Europe sur les fonds Ulcos… »
mercredi 6 juin 2012
ArcelorMittal Florange : rencontre avec le Président de la République
ArcelorMittal Florange : rencontre avec le Président de la République Le Président de la République a reçu l’intersyndicale de Florange durant plus d’une heure. Il était accompagné de Mr Arnaud MONTEBOURG, Ministre du redressement productif. Le Président s’est montré très au fait de la situation industrielle de Florange et très conscient de l’urgence d’une solution pour éviter que le site ne s’installe dans une fermeture à durée indéterminée qui le condamnerait avec tout son environnement de sous-traitants et fournisseurs. La CFDT a pu exposer son analyse et les quatre pistes de solutions qu’elle propose (voir ci-après). Le Président de la République nous a fait part de deux décisions concrètes qu’il demande au Ministre du redressement productif de mettre en oeuvre : 1. Une mission d’expertise se mettra en place immédiatement pour rendre ses conclusions au plus tard le 30 juillet. Elle est chargée d’analyser les conditions de pérennité du site de Florange, y compris avec un repreneur, et du projet ULCOS sur ce site. Elle recueillera l’avis de toutes les parties, la direction d’ArcelorMittal, mais aussi les organisations syndicales et d’autres parties prenantes, telle la région Lorraine. 2. Le ministre de l’Industrie rencontrera rapidement ses homologues des pays européens qui accueillent des sites d’ArcelorMittal, afin de faire le point avec eux des difficultés que pose la stratégie du groupe Mittal pour l’avenir de la sidérurgie dans l’Union. Pour la FGMM-CFDT, ses premières décisions sont positives et sont une concrétisation de l’action possible et nécessaire pour le « redressement productif », dans le sens annoncé par le Président de la République dans son programme et dans le cadre du ministère créé à cet effet. Les quatre pistes de solutions proposées par la « CFDT métallurgie » : 1. La première solution serait qu’ArcelorMittal s’engage fermement sur un programme d’investissements à la hauteur des besoins (que la mission d’étude du ministère devra évaluer) de l’ensemble du site intégré de Florange, avec redémarrage des hauts-fourneaux à une date fixée. 2. Compte tenu de l’intérêt du projet ULCOS pour une sidérurgie verte et compétitive en Europe, et de son financement, avant tout public, le système industriel de Florange étant le site pilote, justifierait une gouvernance qui intègre toutes les parties prenantes du projet ULCOS, ArcelorMittal n’étant que l’opérateur industriel. Mais il faut aussi explorer avec le concours de l’État, d’autres solutions pour Florange et ULCOS, si ArcelorMittal se dérobe à ses responsabilités. Pour la CFDT, deux autres pistes au moins sont ainsi envisageables, qui toutes deux supposent le maintien de l’unité industrielle, économique et sociale du site dans son intégralité, car une simple production autonome du haut-fourneau ne serait pas viable. 3. Florange pourrait intégrer un dispositif industriel existant qui lui garantisse sa pérennité de producteurs d’aciers techniques à haute valeur ajoutée. Dans cette hypothèse, il convient de rechercher un repreneur de la totalité des actifs de Florange. 4. Florange pourrait devenir un producteur européen indépendant. Il conviendrait alors de trouver des apporteurs de capitaux qui permettent à Florange de devenir indépendant. En Europe, plusieurs producteurs indépendants existent, avec la particularité d’être gouvernés selon un « modèle des parties prenantes » différent du modèle à actionnaire, car intégrant des acteurs locaux (collectivités, banques, salariés…). Centrés sur les aciers techniques sur des marchés spécialisés, ces producteurs ont mieux résisté que leurs concurrents généralistes à la crise actuelle en continuant à investir dans la technicité de leurs équipements et de leurs produits et parallèlement en limitant les distributions de dividendes. Aux investisseurs et aux parties prenantes devrait s’adjoindre un opérateur industriel qui serait en charge de la gestion opérationnelle.
vendredi 1 juin 2012
INTERSYNDICALE/RENCONTRE LUNDI AVEC MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE :
Lundi matin, CFDT, CGT et FO seront reçus à l’Elysée par le Président Hollande et le ministre Montebourg. Le lendemain, ce sera au tour de la CGC-CFE. Les demandes avaient été établies séparément. L’Elysée a accédé à leur requête. Aux yeux des syndicats, il ne reste plus que l’arme politique pour espérer voir la situation évoluer. Pour autant, quelle est la marge de manœuvre du président de la République devant le magnat de l’acier, premier producteur mondial ? « Cette rencontre nous permettra de faire le point, résume Frédéric Weber (CFDT), de réaffirmer les engagements de chacun, de connaître la teneur des échanges entre le gouvernement et le Groupe puisqu’Hervé Bourrier, directeur France, a rencontré Arnaud Montebourg mercredi. » Les espoirs reposent sur la possibilité d’un « nouveau rapport de force, une pression commune au niveau de l’Europe » et cette fameuse loi. La CFDT y croit dur comme fer. Les spécialistes y travailleraient déjà pour « permettre à l’État d’imposer la recherche d’un repreneur en cas d’un site viable, mais mis en danger pour cause de stratégie à court terme et financière. Si le packaging et la filière liquide sont fermés, 40 % du site de Florange seront remis en cause. Plus de 1000 emplois perdus. Un État doit pouvoir empêcher ça. » Sauf que l’Europe et son traité de Lisbonne excluent toute ingérence dans les affaires d’une entreprise privée. « Oui, il faudra veiller à la comptabilité avec les règles européennes. » Voir les chefs d’État européens, concernés par la politique de « mise sous cocon » de Mittal, s’unir et l’Europe travailler à pareille loi, pourrait paraître réconfortant… mais peu probable, à court terme. Ce qui fait hurler les syndicats qui, plus que jamais, militent pour d’autres orientations industrielles : lister les secteurs industriels stratégiques et s’assurer que l’État ne s’en désengage jamais complètement. Mittal pourrait alors devenir un cas d’école et une référence en matière d’erreur à ne plus jamais commettre. Ce qui ne consolera pas vraiment Florange qui a besoin d’une solution immédiate. (R.L. du 02/06/2012).
jeudi 31 mai 2012
C.C.E. PARIS LE 01 JUIN 2012 :
Le Comité Central d’Entreprise d’AMAL est convoqué en séance extraordinaire à SAINT DENIS le VENDREDI 1er JUIN 2012, avec à l’ordre du jour la poursuite des arrêts « temporaires » de la filière liquide et de l’étamage 2 pour la période du 2ème semestre 2012. L’intersyndicale appelle à un rassemblement du personnel de Florange devant les bureaux de SAINT DENIS pour revendiquer le redémarrage de toutes nos installations mises à l’arrêt. Pour ce faire, des bus partiront de Florange Vendredi matin 1er juin à 5 H devant les locaux syndicaux, le Combat Continu !
ArcelorMittal a prolongé de six mois l'arrêt des... par BFMTV
ArcelorMittal a prolongé de six mois l'arrêt des... par BFMTV
vendredi 25 mai 2012
Guy Carlier à Florange :
Guy Carlier a tenu son engagement. Mercredi soir, en spectacle à La Passerelle de Florange, l’humoriste a versé à l’intersyndicale CFDT -CGT-FO d’ArcelorMittal, la pige d’une chronique qu’il avait consacrée aux sidérurgistes dans un magazine télé. Un montant qu’il a multiplié par deux grâce à l’écriture, généreuse elle aussi, d’une journaliste. « Au lieu de 1 000 €, elle a écrit 2 000 € et m’a, au final, donné l’occasion d’avoir du panache ! » (R.L. du 25 mai 2012). Merci Guy Carlier.
mardi 22 mai 2012
ACTION DU 22 MAI 2012 :
Depuis 07h30 ce matin l'Intersyndicale bloque la voie ferrée qui alimente en brames de Dunkerque le Train à chaud. Notre Combat Continu!
vendredi 18 mai 2012
VENDREDI 18 MAI 2012 / RENCONTRE A FLORANGE :
La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a réservé vendredi sa première visite en tant que ministre aux salariés de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle), leur assurant que le nouveau gouvernement tiendrait ses engagements pour sauvegarder l'emploi. "Des choses peuvent changer. François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont pris des engagements, ils les tiendront. En travaillant avec l'intersyndicale, les élus locaux et les autres pays européens, on peut trouver des solutions", a affirmé Mme Filippetti, également députée de la Moselle depuis 2007. Accueillie avec un enthousiasme certain par une centaine de salariés installés sous une tente à l'entrée du site de production, la nouvelle ministre a souligné qu'il s'agissait de sa première visite en tant que membre du gouvernement, "à titre amical, et non officiel". Une attention qui n'a pas échappé au leader syndical CFDT Edouard Martin, qui s'est réjoui que la ministre de la Culture "préfère réserver sa première visite à Florange plutôt qu'à Cannes, même si ici, on est en train de vivre un mauvais polar". "Sarkozy nous avait accueillis avec la bombe lacrymo, Filippetti nous ramène le champagne", s'est exclamé le leader syndical en trinquant avec la ministre. "On s'était promis que, si elle devenait ministre, on boirait un verre ensemble. Aujourd'hui, c'est chose faite", s'est-il félicité. "Aurélie, tu fais partie de celles qui nous ont suivis dès le premier jour de notre mouvement. C'est un peu nous qui sommes reconnus à travers ta nomination au gouvernement", a dit M. Martin. "On va te nommer porte-parole des +ArcelorMittal+!", a-t-il souri, devant les salariés qui ont longuement applaudi et félicité la nouvelle ministre. Mme Filippetti a assuré que "le gouvernement et le président de la République (étaient) derrière les +Arcelor+", et signé un manifeste appelant à la défense de la sidérurgie en Lorraine. "Après les promesses non-tenues de Nicolas Sarkozy, on a de l'espoir avec François Hollande: on attend qu'il mette toute la force de l'Etat pour faire ce qui peut être fait", s'est enthousiasmé le secrétaire adjoint de la CFDT du site d'ArcelorMittal, Frédéric Weber. "L'un de nos principaux leviers, c'est le rapport de force. On a déjà vu que le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, n'acceptait plus ce que faisait Mittal. Si notre lobbying se poursuit, ça obligera Mittal à réfléchir à deux fois", a-t-il poursuivi. Lors d'une visite à Florange le 27 février, M. Hollande s'était engagé, s'il était élu, à présenter une loi qui obligerait un industriel se désengageant d'une usine française à la céder à un repreneur. Il avait aussi soutenu le projet pilote de captage-stockage de CO2 (Ulcos) conditionné à un accord de l'Union européenne qui pourrait intervenir à l'automne. Les métallurgistes perturbent depuis le 20 février l'activité de l'aciérie mosellane pour obtenir le redémarrage des deux hauts-fourneaux en sommeil depuis plusieurs mois. La direction assure que cette mise en veille temporaire est causée par une baisse conjoncturelle de la demande mondiale d'acier. Si l'ambiance vendredi était à la fête, les salariés ont promis de rester vigilants: "Si (le ministre du Redressement productif) Arnaud Montebourg déconne, on t'appellera pour lui rappeler qu'on existe", a dit Edouard Martin à Aurélie Filippetti. Nouvel Observateur (18 mai 2012)
lundi 14 mai 2012
ACTION / LETTRE OUVERTE DE L'INTERSYNDICALE
Madame, Monsieur, Vous êtes candidat(e) aux Elections Législatives qui se dérouleront les 10 et 17 juin prochains. Vous avez, d’une manière ou d’une autre, soutenu l’action des syndicats pour sauver l’usine sidérurgique d’ArcelorMittal Florange. Or, lors de l’Assemblée Générale des Actionnaires du 8 mai dernier, Aditya MITTAL a annoncé qu’il prendrait une décision quant à l’avenir de Florange à l’été prochain. Nous savons par expérience que la date choisie pour ce genre d’annonce n’augure rien de bon pour notre avenir. Nous pensons qu’un front commun des Elus et candidats lorrains est indispensable. Afin de réfléchir aux modes d’actions communes, nous souhaiterions vous rencontrer très prochainement. Les syndicats de Florange réinstallent la tente du « Village Gaulois » devant l’entrée des usines à froid au portier de Sainte-Agathe (Florange). Nous y organiserons un débat public Mercredi 16 mai 2012 à 14 h 00 Comptant sur votre présence, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, en nos respectueuses salutations.
jeudi 10 mai 2012
Demande de Rencontre avec Mr le Président François HOLLANDE :
Les ouvriers de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle), réunis aujourd'hui en intersyndicale, ont contacté François Hollande dans l'espoir d'un entretien et attendent désormais une réponse du nouveau président, ont-ils indiqué à l'AFP. "Lors de la campagne, il nous avait dit que s'il était élu président, nous aurions un entretien: nous lui avons donc demandé aujourd'hui un rendez-vous", a expliqué à l'AFP Jacques Minet, secrétaire CFDT de l'usine de Florange. Lors d'une visite aux ouvriers métallurgistes le 27 février, M. Hollande s'était engagé à présenter une loi qui obligerait un industriel se désengageant d'une usine française à la céder à un repreneur, une proposition bien accueillie par les salariés de l'usine. Le nouveau président de la République avait également affiché son soutien au projet pilote de captage-stockage de CO2, dit "Ulcos", conditionné à un accord de l'Union européenne qui pourrait intervenir l'été prochain. Les ouvriers d'ArcelorMittal ont en outre rencontré leur direction mercredi après-midi et ont obtenu le départ d'un service externalisé de personnels de sécurité mis en place aux abords de l'usine depuis deux mois. "Dès le début du conflit, une quarantaine de +gros bras+ d'une société extérieure ont été mis en place pour protéger les bureaux. La direction s'est engagée à s'en séparer d'ici la fin de la semaine", a indiqué M. Minet. Vendredi, de brèves échauffourées avaient opposé quelque 200 ouvriers et des gardes de sécurité dans les locaux administratifs, faisant deux blessés parmi les métallurgistes. Les heurts s'étaient produits lorsque les métallos avaient fait irruption dans une salle des "grands bureaux" où se tenait un comité d'entreprise extraordinaire.
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