mercredi 29 mai 2013

Une journée de mobilisation réussie le 29 mai 2013 Arcelor Mittal Florange

Manifestation devant l'usine ArcelorMittal de Florange.


Depuis une semaine, la pression entre syndicats et direction est remontée à Florange, avec des blocages d'usine. Mercredi 29 mai, ce sont quelque 500 salariés et représentants syndicaux d'ArcelorMittal qui ont manifesté devant les bureaux de l'usine de Florange, en Moselle.

Ils se sont réunis alors que se tenait la troisième réunion de négociations sociales devant décider du sort de 629 salariés de l'ancienne usine "à chaud" (hauts-fourneaux) de Florange.

DES PROPOSITIONS "INDÉCENTES"
"Nous sommes ici pour faire passer un message à la direction : jamais, jamais, jamais, on ne laissera brader votre avenir", a martelé le leader local CFDT Edouard Martin devant plusieurs centaines d'ouvriers de l'ancienne usine à chaud avant d'entrer dans la salle de réunion.
"Après ce que nous avons vécu pendant vingt-trois mois et la suppression de 790 emplois avec la fermeture de la filière liquide, la direction a le culot et l'audace defaire des propositions qui sont tout simplement inacceptables. Nous sommes là pour dire : 'Non, vous devez revoir votre copie'", a-t-il ajouté.


Près de 500 salariés et représentants syndicaux d'ArcelorMittal ont manifesté devant les bureaux de l'usine de Florange.

Depuis l'ouverture de ces négociations, le 30 avril, les syndicats accusent la direction d'ArcelorMittal Atlantique Lorraine (AMAL) de vouloir boucler ce voletsocial au plus vite et a minima. Ils critiquent notamment des propositions de primes de départ à la retraite insuffisantes, l'absence de prime en cas de mobilité interne ou de mutation sur un autre site du groupe, et une compensation en cas de perte de salaire limitée à six mois.
"Les propositions de la direction sont simplement indécentes pour des salariés qui ont perdu leur boulot, qui vont perdre de l'argent et du pouvoir d'achat dans un reclassement ou ceux qui, à 50 ans, vont être obligés de se reformer à un autre métier", a souligné le représentant CGT Lionel Buriello.
http://www.lemonde.fr

mardi 28 mai 2013

NE PAS OUBLIER CE RENDEZ-VOUS IMPORTANT DEMAIN à 13H30 ...

POUR SOUTENIR VOS REPRÉSENTANTS 
ET ASSURER VOTRE AVENIR
SUR LE SITE DE FLORANGE.

Après il sera trop tard ...
Nous pouvons compter  sur vous.


vendredi 24 mai 2013

ArcelorMittal : la grande évasion fiscale !!!


ArcelorMittal : la grande évasion fiscale (1/3)
La lutte contre la fraude et l'évasion fiscale est devenue une priorité des gouvernements : le sommet qui  réunit aujourd'hui à Bruxelles les dirigeants européens y sera largement consacré. Officiellement, la France est déterminée à mener le combat, mais quand un cas concret se présente, la volonté semble s'évanouir. Il en va ainsi d'ArcelorMittal, à qui l'administration fiscale réclame 1,3 milliard d'euros d'impôt.

mercredi 22 mai 2013

Fin des blocages de la gare d'Ebange par la CFDT.

La seconde réunion de négociation n’a pas répondu aux attentes des salariés.

Il fallait sortir la Direction de sa torpeur.

C’est ce que la CFDT a fait :
Prises de paroles, blocage des expéditions, intervention auprès de la Direction.

Notre message se voulait clair, ferme et non interprétable. IL L’A ÉTÉ !


Après l’enlisement de la première réunion, nous avons vécu le scandale de la seconde.

Il fallait réagir rapidement, fermement, clairement, c’est ce que nous avons fait !

Réveiller les consciences, montrer notre capacité à nous mobiliser pour la cause du droit, de la justice, de la solidarité et de l’équité.


Plus qu’une amélioration substantielle de quelques points, c’est un message global qu’il nous fallait passer.


Qui s’y frotte, s’y pique !!!!



C’est ce qu’a compris la Direction, preuve en est, ce dernier flash info dont l’objectif nous semble très confus.


Comme si nous ne mesurions pas les effets de notre réaction.

Comme si l’avenir ne devait se construire que dans la commission, comme si 24 mois de lutte pouvaient se balayer d’un revers de main.

ET BIEN NON !!!


La CFDT espère que le message est compris, 

qu’il est intégré et qu’il va se traduire par des faits.



La PREMIÈRE RIPOSTE fut à la hauteur de l’ATTAQUE !

LA SUITE ?


Mercredi 29 mai, nous le répétons, nous devons être nombreux à manifester notre colère.


Car la suite ne pourra s’écrire qu’avec les salariés !!!

La suite nous appartient, c’est de NOUS dont il s’agit.

Nous devons pousser la Direction dans ses derniers retranchements.

Ce que nous allons obtenir, il faudra l’arracher !



Il ne faudra pas avoir de regrets !


Battons-nous jusqu’au bout et tournons la page de cette période sordide que nous venons de vivre !


La CFDT assume tout ce qui a été fait par les militants et les salariés présents lors des conflits.


Nous devions tracer le chemin, ouvrir la brèche, proposer des solutions, c’est ce que nous avons fait jusqu’au jeudi 23 mai à 5H, date de la levée des barrages organisés par la CFDT.


Maintenant, il appartient à chacun de venir grossir les rangs pour que cette brèche se transforme en canyon !!!


Plus nombreux, Plus forts !!!


Le 29 mai sera déterminant pour la suite des événements !!!


Rendez vous à 13h30 devant les Grands bureaux
Avec un appel à la grève de 2h minimum.

dimanche 19 mai 2013

Les salariés CFDT d’Arcelor Mittal prennent la gare d’Ebange en otage ...

Vendredi 17 mai 2013, vers 21h30, une trentaine de salariés CFDT d’Arcelor Mittal a bloqué la gare de triage d’Ebange (57).

« Nous protestons contre les propositions de la direction qui sont en-dessous de tout. Nous n’avons jamais démarré une négociation aussi bas », a déclaré Edouard Martin à l’AFP.
En bloquant la gare de triage d’Ebange vendredi 17 mai 2013, les salariés empêchent les entrées et sorties de marchandises, une manière de protester contre des propositions de la direction jugées « inacceptables » par le syndicaliste et ses collègues. Le sitting aura duré une bonne partie de la soirée, avant de se terminer vers 3h du matin.

Dans notre édition régionale, Edouard Martin a exprimé la mauvaise volonté de l’entreprise Arcelor Mittal qui doit reclasser plus de 100 personnes sur son site de Florange suite à la fermeture progressive des hauts-fourneaux. « La direction se moque royalement du monde : la seule chose qu'elle accepte de concéder, c'est trois mois de salaire brut pour les salariés qui vont partir à la retraite », s’agace le syndicaliste CFDT, en pleine manifestation devant l’entreprise de Florange.

Cela fait 20 mois que les salariés d’Arcelor Mittal sont en pleine lutte sociale. La procédure de fermeture des hauts fourneaux de Florange a commencé fin avril et devrait s’achever fin juin 2013.

Acier européen, une mine d'or pour la Suède ?

La Suède exporte 85% de son acier haut de gamme. L'émission "Avenue de l'Europe" s'y intéresse aujoourd'hui sur France 3. Extraits de l'enquête de Laurence Ragon.

L'état suédois possède une des plus grosses mines de fer du monde et emploi 25 000 ouvriers dans ce secteur. Il alimente les aciéries de toute l'Europe. En France, toute idée de nationalisation, même temporaire, de l'acier a été balayée comme étant du passé. La classe politique de gauche à droite pense que l'hexagone ne peut plus être un grand producteur d'acier.
Pourtant, la Suède protège ses mines, ses aciéries et elles sont rentables. Avec 25 millions de tonnes produites par an et des réserves estimées à 2 200 millions de tonnes, le pays alimente un excédent commercial qui rend jaloux les grandes nations européennes. Au sud de la Laponie, la ville de Kiruna va même déménager pour améliorer l'exploitation du précieux minerai comme le montre le reportage de Laurence Ragon diffusé samedi 16 février sur France 3.

samedi 11 mai 2013

ArcelorMittal : pas encore laminé, le titre monte de plus de 4% ...

(Boursier.com) -- ArcelorMittal gagne 4,2% à 10,09 euros ce vendredi, après la publication d'un EBITDA meilleur que prévu. Ce dernier ressort à 1,565 milliard de dollars au 1er trimestre.
L'aciériste a enregistré au total une perte nette de 0,3 milliard pour le T1 2013, soit une perte de 0,21$ par action, comparée à une perte nette de 3,8 milliards, soit (2,47$) par action, au T4 2012 et à un bénéfice net de 92 millions, soit 0,06$ par action, au T1 2012.
Le chiffre d'affaires du T1 2013 a progressé de 2,3% pour s'établir à 19,8 milliards, par rapport à 19,3 milliards au T4 2012, et a enregistré une baisse de 13% comparé à 22,7 milliards au T1 2012. Le chiffre d'affaires du T1 2013 a progressé par rapport au T4 2012, principalement sous l'effet d'une augmentation des volumes des expéditions d'acier (+4,7%).
La dette nette est ressortie en baisse de 3,8 milliards de dollars au T1 2013 à 18 milliards à compter du 31 mars 2013, en raison notamment du produit de l'offre combinée (4 milliards) et du paiement de la première tranche de la vente de la part de 15% dans AMMC ( 0,8 milliard), en partie neutralisé par un investissement en fonds de roulement (0,5 milliard)
Le groupe souligne l'amélioration des liquidités, à 18 milliards de dollars, par rapport à 14,5 milliards à la fin du T4 2012. La maturité moyenne de la dette est à 6 ans.
La direction insiste sur la réalisation de 0,2 milliard de dollars de Nouveaux Gains de Gestion au T1 2013, provenant de la mise en oeuvre du nouveau plan visant à atteindre une amélioration de 3 milliards à la fin de 2015.
Le consensus de place était situé nettement plus bas avec un EBITDA de 1,32 milliard de dollars.
ArcelorMittal réaffirme son cadre d'orientation pour 2013 : en supposant que les prix du minerai de fer et la marge des prix de l'acier sur les coûts de matières premières resteront en 2013 aux niveaux de 2012, la Société prévoit un EBITDA supérieur à 7,1 milliards de dollars.
L'amélioration anticipée de la rentabilité sous-jacente en 2013 devrait être induite par trois facteurs : une augmentation de 2% des expéditions d'acier ; une augmentation d'environ 20% des expéditions de minerai de fer commercialisable, et les profits réalisés grâce aux initiatives d'Optimisation des Actifs et de Gains de Gestion
L'EBITDA du T2 2013 devrait être supérieur aux niveaux du T1 2013. Avec une libération anticipée de fonds de roulement et la réception du produit de cession précédemment annoncé, ceci devrait soutenir une nouvelle réduction de la dette nette à environ $ 17 millions à la fin de juin 2013 explique le groupe.
Les dépenses d'investissement de 2013 devraient s'établir à environ 3,5 milliards de dollars.
Lakshmi N. Mittal, Président et CEO d'ArcelorMittal, a commenté ces résultats : Les conditions économiques restent très difficiles, mais notre performance au cours de ce trimestre reflète les résultats de l'action déterminée que nous avons menée en matière de gestion pour faire face aux effets de la crise financière. Nous avons réduit de façon significative notre dette nette et les mesures que nous avons prises pour concentrer la production sur nos actifs les plus compétitifs commencent à porter des fruits. Nous continuons de donner priorité à nos activités majeures de franchise. Celles-ci comprennent le secteur automobile, où nos aciers à haute résistance, leaders du marché, sont hautement appréciés de nos clients, ainsi que l'exploitation minière, où la relance des activités d'ArcelorMittal Mines Canada est en bonne voie d'atteindre son objectif au premier semestre de l'année.

vendredi 10 mai 2013

Les Munch, soudés à jamais ...

30 ans plus tard à Florange ...
Au début des années 80, des ouvriers métallurgistes, en majorité soudeurs, ont tenu un siège de 31 mois dans leur usine pour sauver leur emploi.
© Citizen Films Le groupe devant l'usine
Une sorte de record de France. Cela se passait chez Munch, à Hombourg-Haut, dans le bassin houiller lorrain, gangrené par les débuts de la désindustrialisation.

A l’origine de cette occupation devenue héroïque, une détermination et une solidarité sans faille.
Avec trente ans de recul, le film propose une réflexion intime sur le devenir de la classe ouvrière et sur le sens du combat et de la lutte.
Elle fait écho à cette autre bataille menée à quelques kilomètres de là, à Florange avec les Arcelor Mittal...
La bande-annonce

Bande-annonce du documentaire "Les Munch, soudés à jamais"

Un film de  Denis Robert
Une coproduction France Télévisions / Citizen films avec le soutien du CNC, de la Procirep/Angoa, de la SCAM et de la Région Lorraine

mardi 30 avril 2013

"Loi Florange" : peut-on pousser à céder un site rentable ?


3'CHRONO - La proposition de "loi Florange" visant à sauver les sites rentables est déposée mardi à l'Assemblée.
Attendue de longue date par les syndicats, la proposition de loi socialiste sur la reprise des sites rentables va être déposée mardi à l'Assemblée nationale et devrait être voté dès cet été. Baptisée par certains "loi Florange" (François Hollande l'avait promise aux salariés de la sidérurgie durant la campagne présidentielle), son but est d'inciter fortement les entreprises qui ne veulent plus exploiter un site industriel rentable à le céder à un repreneur.
Quel est le but de cette loi ? La loi de sécurisation de l'emploi, qui doit être adoptée définitivement le 14 mai prochain, prévoit déjà certaines contraintes. L'entreprise qui envisage de fermer un site a ainsi l'obligation de rechercher un repreneur et doit rendre des comptes là-dessus aux élus du Comité d'entreprise. Mais que se passe-t-il si l'entreprise y met de la mauvaise volonté ? Ou si l'entreprise préfère fermer le site plutôt que de le revendre à des repreneurs concurrents qui ont fait des offres ? Pour l'instant, rien n'est prévu. La proposition de loi déposée mardi vise donc à éviter ce type de mauvaise volonté. "Le patron aura trois mois pour retrouver un repreneur", explique François Brottes, président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée. "S'il ne trouve pas de repreneur, soit il a mal cherché, soit il n'y en a pas de possible parce que, effectivement, le site n'a peut-être pas de rentabilité."
Peut-on obliger l'entreprise à vendre ? Les députés socialistes ont étudié de près la question et ont dû se rendre à l'évidence : non. Car ce serait contraire à deux principes garantis par la Constitution le droit de propriété et la liberté d'entreprendre.
Comment la mesure contourne-t-elle le problème ? La voie qui a été choisie par les députés PS est donc celle de la pénalisation financière. Si le tribunal de commerce saisi par les salariés au bout de trois mois constate que le maximum n'a pas été fait pour trouver un repreneur, le texte prévoit une sanction pécuniaire pouvant aller jusqu'à 20 smic par salarié concerné. Une sanction qui peut ainsi monter jusqu'à 30.000 euros, et qui viendrait s'ajouter aux mesures d'accompagnement prévues dans le plan social. De quoi faire réfléchir les entreprises. La proposition de loi prévoit que cela s'applique aux entreprises d'au moins 1.000 salariés dans le monde et aux sites d'au moins 50 salariés.
Peut-elle sauver des entreprises ? Selon le PS, plusieurs fermetures de sites auraient pu être évitées avec cette loi, à l'image de Gandrange, ou de l'usine Produits céramiques de Touraine (PCT) de Selles-sur-cher par exemple. Début 2012 également, le propriétaire finlandais de la papeterie M-Real, dans l'Eure, avait choisi de fermer le site malgré l'existence de plusieurs offres de reprise. Finalement, c'est le conseil général de l'Eure qui a racheté le site pour le revendre aussitôt à un industriel thaïlandais. Mais la négociation a duré de longs mois et de nombreux emplois ont été perdus. Et selon la CGT locale, ils auraient sans doute pu être conservés si le groupe avait été obligé à vendre dès le départ.

Explication du volet social ArcelorMittal et réaction au projet de loi "Florange" le 30 avril 2013

mardi 23 avril 2013

Des hommes debout qui se battent pour cela ... c'est aussi cela la CFDT.

Notre détermination est intacte ... l'Acier coulera à nouveau dans la vallée de la Fensch



Rombas. Le R5 et le R7, les deux derniers hauts-fourneaux de la vallée de l'Orne (qui en comptait, au bas mot, une trentaine), au début de leur démolition, fin des années 1990.

L'usine de Rombas était l'une de mes préférées. Les forges de Vulcain, l'absolu sidérurgique. En pleine gloire, il y eut jusqu'à 8 hauts fourneaux côte à côte, des Moloch de 80m de haut, qui coulaient, crachaient, éructaient 24h/24, 365j/an. L'une des plus fortes concentrations sidérurgiques au monde. La vallée était enflammée en permanence, c'était prodigieux.
J'ai passé des centaines d'heures à admirer, sentir ce site. Magie des coulées de fonte nocturnes, ciel rougeoyant.
Photographier les étapes successives de la démolition du R5 et du R7 a été très difficile. C'est comme si j'avais photographié une partie de moi que l'on m'arrachait. Souvent je suis resté des heures entières face aux fourneaux, incapable d'appuyer sur le déclencheur, comme hypnotisé.


Derniers mots avant démolition. Mine de fer, Moyeuvre-Grande, fin des années 1990.


ArcelorMittal: Arrêt définitif des hauts fourneaux de Florange à partir de mercredi 24 avril 2013

Manifestation à Florange le 27 septembre 2012. MATHIEU CUGNOT/AP/SIPA


INDUSTRIE - L'arrêt est entériné...

La direction annonce l'arrêt définitif des hauts fourneaux de Florange à partir de ce mercredi. Ce processus, visant à couper l'alimentation en gaz des tours de chauffe (maintenues en veille depuis octobre 2011), prendra deux jours, mercredi et jeudi.
«L'arrêt des tours de chauffe marque bien le début du lancement de la procédure de mise sous cocon», a déclaré à l'AFP Henri-Pierre Orsoni, directeur général d'ArcelorMittal Atlantique, confirmant des informations obtenues de sources syndicales.
Mittal compte sur le marché français
Lakshmi Mittal, PDG d'ArcelorMittal, déclarait ce dimanche «regretter» la fermeture des hauts-fourneaux de Florange (Moselle) tout en estimant que le coût de l'énergie et du travail en France limite la compétitivité du secteur de l'acier dans le pays.
La fermeture des hauts-fourneaux de l'usine ArcelorMittal de Florange ne remet pas en question la présence du groupe en France, assure toutefois Lakshmi Mittal, qui décrit la France comme «un marché clé» où le groupe compte «rester» et «investir».

http://www.20minutes.fr

mercredi 17 avril 2013

Et la presse en parle ...

Anne Gintzburger

Un an dans la vie des Florange. Une aventure inoubliable. Un documentaire de 90 minutes pour raconter une promesse politique et le combat exemplaire des sidérurgistes lorrains.

Et la presse en parle :

"Les Florange, par instinct de survie, se sont battus comme des beaux diables" (Libération)

"Ils auraient pu renoncer, prendre l'oseille et se taire, ils ont continué à lutter pied à pied, illustrant en ce début de XXIe siècle ce que Victor Hugo écrivait au milieu du XIXe : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent." (Télérama)

"Chasseur d'étoiles signe là un film poignant et rythmé" (L'Express)

"Florange, une histoire d’hommes, de femmes, de rouille et d’os" (Le Républicain Lorrain)

" A leurs côtés toujours on est à leur image, les tripes essorées par l'angoisse et la peur" (Le Monde)

"Ces hommes qui résistent à l'inéluctable, ces insoumis sont les vrais matériaux du film d'Anne Gintzburger et Franck Vrignon qui leur rendent ici un bel hommage" (Nouvel Obs)

Le nouveau documentaire produit par Chasseur d'étoiles sera diffusé ce mardi soir 16 avril, à 20h35 sur     France 5.

Un film signé Anne Gintzburger, Franck Vrignon, Frédéric Klein et Emmanuel Chariéras


jeudi 11 avril 2013

"La promesse de Florange" en avant-première à La Passerelle.


Hier, plus de 300 spectateurs ont assisté à l'avant-première du dernier documentaire réalisé sur le combat des salariés d'Arcelor Mittal, à Florange. Le film, signé par Anne Ginztburger pour France 5, retrace le parcours des métallos, de l'élection de François Hollande à la terrible nuit du 30 novembre 2012.

Un ouvrier d'ArcelorMittal à Florange Bertrand Queneutte © Radio France


Dans la petite salle de La Passerelle à Florange, les applaudissements peinent à s'arrêter. C'est un triomphe, et c'est un soulagement pour Anne Gintzburger. Elle qui craignait que les ouvriers ne se reconnaissent pas dans son film. Elle qui craignait de trahir leur parcours, leur personnalité aussi. Tous ses doutes, toutes ses peurs s'envolent au rythme des claquements de mains. Les ouvriers sont conquis. En larme pour certain(e)s. Difficile, en effet, de revoir une année de combats et de galères. De peines et de désillusions. De promesses non tenues, surtout.

Immergée dans l'acier pendant près d'un an, de la victoire de François Hollande le 6 mai 2012, jusqu'à la nuit du 30 novembre où le premier ministre Jean-Marc Ayrault écarte la possibilité d'une nationalisation du site, Anne Gintzburger dresse le portrait d'une Lorraine qui souffre mais qui refuse de baisser les bras. Le portrait d'ouvriers qui se battent avec leur coeur et avec leurs tripes. Plongée également dans les coulisses de Matignon et de l'Elysée, au coeur des discussions entre les poids lourds du gouvernement et l'Intersyndicale. Des rendez-vous avec Arnaud Montebourg, à la visite du chef de l'Etat. Un documentaire poignant et engagé. Celui d'une journaliste, mais "surtout d'une citoyenne". "Impensable", d'ailleurs, pour la réalisatrice, de présenter le film en avant-première, ailleurs qu'à Florange. Au terme d'une séance bouleversante, le pari de la journaliste est réussi: rendre les métallos fiers de son travail... mais surtout du leur!

Reportage de Bertrand Queneutte 

Bernard Lavilliers de retour à Florange

Soutien de la première heure des métallos, c'est "sans guitare" que le chanteur est arrivé à Florange. Fils de sidérurgiste, ancien sidérurgiste lui-même, Bernard Lavilliers "mène la lutte depuis plus de 30 ans" pour la sauvegarde de l'acier. Touché par le film, il y voit surtout une note et un message d'espoir. Un message adressé aux ouvriers mosellans, mais aussi à ceux de toute la France. Persuadé, aussi, que "l'acier continuera de couler en Lorraine". "Que ce n'est qu'une question de choix". De choix politiques.
Bernard Lavilliers à Florange - Bertrand Queneutte © Radio France

Bernard Lavilliers au micro de Bertrand Queneutte

Au coeur du conflit, Edouard Martin est logiquement au coeur du documentaire. Cependant, plus qu'un portrait de "l'espagnol", c'est l'histoire d'un collectif qu'Anne Gintzburger souhaite mettre en lumière. Un souhait partagé par le leader syndical de la CFDT et par l'ensemble des ouvriers. A l'arrivée, c'est d'ailleurs ce qui ressort des 93 minutes de bobines. La force d'un groupe, la solidarité des uns
envers les autres, des collègues entre eux, des femmes de métallos entre elles. Séquences  émouvantes, notamment, des salariés partageant un repas ou encore de deux femmes au parc avec les enfants et qui, ensemble, font le point et parlent de leur détresse, de la façon dont elle gèrent  l'absence d'un mari scotché sur le piquet de grève.


Interview d'Anne Gintzburger, réalisatrice  

Le documentaire "La promesse de Florange" sera diffusé le mardi 16 avril 2013, à 20h40, sur France 5.





vendredi 5 avril 2013

LE 4 AVRIL 2013 JOURNÉE DE MOBILISATION EUROPÉENNE.

Motion de la fédération européenne IndustriAll déposée en sous-préfecture de Thionville portant sur la sauvegarde des outils de production et des emplois.


jeudi 4 avril 2013

ArcelorMittal: "risques" dans le projet industriel, les syndicats mobilisés ...


Le projet industriel d'ArcelorMittal pour la France comporte des "risques", relève un rapport d'experts présenté jeudi aux représentants des salariés qui entendent utiliser ces conclusions pour demander au gouvernement d'intervenir.

Après de précédents rapports déjà critiques de la fermeture programmée des hauts fourneaux mosellans de Florange, en veille depuis 2011, le rapport d'expertise Secafi apporte de nouveaux arguments aux syndicalistes farouchement opposés à l'arrêt de la filière liquide.

Secafi, mandaté par le comité central d'entreprise, liste les "risques" (sur la qualité, la quantité, les délais et l'adaptation de la production) du projet industriel pour la société Atlantique et Lorraine, dont font partie les sites de Florange (Moselle) et Basse-Indre (Loire-Atlantique).

Le cabinet souligne "les tensions en approvisionnement", notamment à Dunkerque, "la saturation des outils au risque de ne plus disposer d'aucune flexibilité sauf à redémarrer les installations à l'arrêt" et la crainte d'un manque de ressources humaines.

Dans ses conclusions, que s'est procurées l'AFP, Secafi parle de "contraintes industrielles qui individuellement sont surmontables mais combinées risquent fortement de conduire à un échec au regard des objectifs assignés ..."

"La stratégie du groupe va aboutir à un déficit de capacité et poursuivre sa spirale décroissante: la fermeture de la phase liquide de Florange est une mauvaise décision", dit encore le cabinet.

Le projet industriel d'ArcelorMittal avait en partie été dévoilé lors de l'accord conclu avec le gouvernement français, fin novembre. Le numéro un mondial de l'acier y confirmait la fermeture des hauts fourneaux de Florange, entraînant la disparition de 621 postes directs, mais s'engageait à investir 180 millions d'euros sur 5 ans sur le site. Sont également prévus des transferts d'activités entre Florange et Basse-Indre.

ArcelorMittal a dû prendre des mesures "pour protéger l'entreprise dans le contexte difficile que connaît l'Europe aujourd'hui" et "est engagé à assurer un avenir durable à ses activités en Europe", assure la direction.

Alors que les hauts fourneaux cristallisent les tensions à Florange, la direction assure que les installations "ne seront pas arrêtées et mises sous cocon avant la fin du processus d'information consultation, à l'exception de celles qui présentent un risque pour le personnel", soit après le CCE du 11 avril.

"Le gouvernement peut changer son fusil d'épaule"

Selon Secafi, ArcelorMittal table sur "un rebond potentiel de la demande en Europe de 20 millions de tonnes à l'horizon 2017", mais a "déjà réduit sa capacité de 7 millions de tonnes".

"Or en 2017, on ne sera plus capable de fournir ces quantités et la France va devenir importatrice. C'est scandaleux!", déplore Norbert Cima, élu FO au CCE.

La CGT dénonce elle "la spirale destructrice" du projet "qui ne tient pas la route", qui est "totalement invalidé par le rapport Secafi", selon Philippe Verbeke. Le délégué CGT a souhaité que l'Etat s'appuie sur ce rapport "pour revoir sa copie".

"Le gouvernement peut changer son fusil d'épaule et mettre cet accord pourri à la poubelle!", abonde M. Cima.

Une délégation CGT, CFDT, CFE-CGC, FO devait plaider auprès du ministère du Redressement productif à 17H00 un moratoire sur les restructurations, en attendant la présentation d'ici l'été, par Bruxelles, d'un plan d'action pour l'acier européen.

Elle demandera "l'élaboration d'un plan d'action européen" pour "une sidérurgie durable, innovante et créatrice d'emplois".

Ces revendications sont portées par les syndicats européens d'ArcelorMittal et la fédération européenne IndustriAll qui appelait jeudi à la mobilisation pour la sauvegarde des outils de production et des emplois.

Des motions ont été déposées dans les sous-préfectures de Thionville (Moselle) et Dunkerque (Nord) pour "attirer l'attention des pouvoirs publics", "faire pression sur Mittal pour qu'on ait des embauches et renouer le dialogue social", selon Philippe Collet (CGT). A Istres (Bouches-du-Rhône), les syndicats ont exprimé leurs "inquiétudes pour l'avenir", selon Michel Tosi (CFDT).

A Florange, une trentaine de salariés a bloqué dans la matinée l'accès aux bureaux, en guise d'"avertissement" avant l'ouverture de négociations sociales prévue mi-avril, rapporte Frédéric Weber (FO), selon lequel les syndicats n'accepteront "aucun licenciement, aucune mobilité forcée".

afp (actualisé à 16h23)

Compte rendu CE de Mars 2013