mardi 5 février 2013
ACTION A STRASBOURG "LE 06 FEVRIER 2013"...
Environ 2 000 salariés d’ArcelorMittal ont rendez-vous à Strasbourg, demain en fin de matinée, pour une grande manifestation contre « la casse sociale et industrielle » à l’œuvre ces dernières années dans le groupe sidérurgique dirigé par Lakshmi Mittal. Les Liégeois, encore sonnés par la disparition programmée d’une grande partie de leur filière à froid et ses 1 300 emplois supprimés un an après l’arrêt de leurs hauts fourneaux, seront à la manœuvre dans la ville-siège du Parlement européen et constitueront le gros des troupes. « Sur cinq ans, le groupe a détruit 70 000 emplois , s’inquiète David Camérini, leader du syndicat chrétien CSC, et toutes les familles qui vont avec. Il faut que l’on dise stop au pillage des aides publiques et au capitalisme débridé à la mode Mittal. Ce modèle est suicidaire pour notre continent. » « Arrêtons le massacre » Après deux coups de semonce à Bruxelles (500 salariés) puis Namur (entre 1 500 et 2 000) et des échanges musclés avec les forces de l’ordre, des consignes de modération ont été données dans les rangs de sidérurgistes belges. « Mais que peut-on faire face au désespoir ? », plaide encore David Camérini, qui pense pouvoir compter sur la présence de 1 500 à 2 000 compatriotes, demain. Il est rejoint dans l’analyse par Edouard Martin (CFDT) et l’intersyndicale de Florange (CGT-FO-CFDT) mais également l’OBGL luxembourgeois et des collègues espagnols. « Il faut que les parlementaires européens arrêtent Mittal. D’ailleurs, au-delà des discours, il faut que les politiques européens nous disent ce qu’ils comptent faire contre la désindustrialisation galopante du continent tout entier. Arrêtons le massacre », exige le leader syndical lorrain. Après de nombreuses mobilisations ces dernières années à Luxembourg ou à Bruxelles, Strasbourg sera l’occasion pour les syndicats du groupe de se compter. « Le constat est évidemment très cruel car Mittal piège les salariés en mettant les sites en concurrence. Malgré la solidarité de façade, chacun pense d’abord aux siens. C’est la preuve que l’Europe syndicale reste encore à construire », juge Édouard Martin, qui sera en Alsace demain avec probablement « une centaine de Florangeois ». R.L. du 05/02/2013
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